1000say n’est pas inconnu du public français et en particulier celui se déplaçant sur les différents Japan Expo, le groupe s’étant déjà produit en 2011 au J.E. Live House lors de Japan Expo 12e Impact.

Une relation déjà bien débutée donc avec la France et qui ne faiblit pas lors de l’arrivée de Michelle et de sa banderole  » Tu vas bien ? « , rien de mieux pour chauffer à blanc le public. Les autres membres, Man, Non et Api, arrivent tour et viennent saluer la foule du devant de la scène sous les premières sonorités balancées par Michelle, véritable maître de cérémonie sur ce coup-là.  » Brand New World  » sonne le coup d’envoi du showcase, aussi dynamique que chaque membre du groupe, ce morceau donne idéalement le ton et nous montre d’emblée l’énergie que les quatre musiciens ont à revendre. L’alchimie entre le rock et l’electro est saisissante et lors des passages non chantés on se retrouve frappé par l’electro prenant le dessus, tout en conservant l’atmosphère rock.Après un titre aussi punchy,  » Phantomagic  » nous délivre une musique un peu plus mélancolique, cela perdure avec la superbe intro de  » Hane « , qui deviendra par la suite un refrain très énergique. 1000say prouve également sa grande capacité à jouer avec le public,  » Love ABC  » en particulier permet à Man de réaliser un  » call and response  » sans prévenir.

Une petite coupure dans la musique avec Non qui s’adresse à l’auditoire, évidemment chacune de ses phrases est ponctuée de vivats qu’elles aient été comprises ou non, il faut espérer qu’elle ne nous ait pas trop insulté sans que personne ne s’en rende compte…. non, ça ne semble clairement pas être leur genre. On reprend avec  » Canary- Kaze No Tani Remix – « , Api laisse sa basse au profit d’une paire de claves et Man met de côté sa guitare pour se consacrer au synthé. Bien entendu, les deux continuent d’assurer au chant et le rythme imposé par cette doublette percute nos oreilles pour notre plus grand bonheur… et là, c’est le drame.

Cette fois-ci nous sommes confrontés à une grosse coupure, plus de courant, la première réaction reste bien entendu la surprise, vite renversée par une explosion de joie comme à chaque coupure, sauf lorsque ce sont les patrons de la salle qui coupent et virent tout le monde à commencer par le groupe. 1000say ne se démobilise pas et trois de ses membres descendirent de scène pour venir saluer le public. Non restant à sa place pour assurer le rythme et l’ambiance avec ses futs, être batteuse lorsque les plombs sautent c’est tout de même bien pratique.

L’électricité revient et apporte avec elle le morceau entêtant, celui que vous reprenez en yaourt durant le show et qui vous trotte dans la tête toute la journée, toute la nuit, même le dimanche, vraiment pas une chanson fake cette  » Basket Shoes « . Son refrain est tout bonnement énorme et l’on voit difficilement comment quelqu’un pourrait ne pas y accrocher. On note aussi le moment d’ocarina de Michelle, pas le seul instrument qu’il sortira durant le show d’ailleurs, en plus bien entendu de son synthé.

La formation prouve que l’étendue de ses influences est encore plus vaste que celle que l’on pouvait imaginer jusqu’ici, on avait pourtant déjà bel et bien saisi qu’elle ne se fixait aucune limite, et tant mieux, mais  » Sagittarius  » en rajoute en faisant la part belle à l’indie rock, tout en devenant plus léger sur l’electro afin d’accentuer cette facette.

Man se fait un petit plaisir en expliquant le  » call and response  » que le public devra interpréter avec eux lors de  » Holy Rain « . Son côté rassembleur, auquel s’ajoute cette participation active et prévue du public, font d’elle une chanson phare, le  » Wake up, stand up, brother, sister  » entonné en choeurs par la foule et le groupe fonctionne idéalement et s’ancre dans nos esprits tout autant que  » Basket Shoes « .

Plus de pop et d’electro pour un  » Lostman  » empli de peps et de couleurs paradant tous azimuts, une belle mise en abime pour nous amener vers le terme de ce live. Et pour cause, le remix,  » Osaka Story – Funny Boy Remix –  » pour être précis, concluant ce set s’avère être d’un électrisant contagieux. Entrecoupé de passages chantés où les instrus apportent une nappe plus pop à l’atmosphère, ce final extrêmement explosif démontre, si cela était vraiment nécessaire, une fois encore l’éclectisme de 1000say et leur capacité à en tirer une musique riche et absolument pas fourre-tout.

Vous l’aurez compris, c’est absolument conquis et déjà affamé de leur musique que l’on quitte 1000say. Ils maîtrisent comme jamais leurs influences, pourtant clairement variées, afin d’en tirer une musique prenante et punchy, avec en plus l’apport de plusieurs refrains très catchy captant l’attention. Pour la petite personne écrivant ces quelques lignes, il s’agit même du meilleur spectacle du week-end, ex-aequo avec une certaine conférence où cette même personne lança Api sur  » Cha-La Head-Cha-La « , ce qui ne fit que confirmer que 1000say est tout simplement l’un des meilleurs groupes du moment !