Editeur : Electronic Arts
Développeur : Spicy Horse
Type :Action horifique
Sortie France : 16 juin 2011
PEGI : Déconseillé aux – de 18 ans
Autres plateformes : PS3, XBX 360

Les amoureux d’action/aventure ne peuvent que se remémorer avec émoi le fabuleux American Mac Gee’s Alice, sorti en 2000 sur PC. Le titre de Rogue Entertainment s’apparentait à un Tomb Raider dans ses mécaniques de jeu, mais nous offrait la possibilité de contrôler une Alice totalement psychotique depuis la mort de sa famille dans un incendie. Internée, perdue par son subconscient dans un pays des merveilles totalement glauque et halluciné, elle tentait par tous les moyens de retrouver la raison. La bonne nouvelle ? Elle a réussi et vit à désormais à Londres dans un monde bien réel. La mauvaise ? Il va falloir retourner au pays…de la folie !p

Back To Madness   Dans cette suite développée par Spicy Horse, on retrouve Alice (non, non, pas la blonde pulpeuse des pubs pour le haut débit), personnage créé par Lewiss Caroll et jeune adolescente en pleine cure « d’oubli » chez le Docteur Bumby, un médecin londonien spécialisé dans les troubles psychiatriques. Cette séance tourne malheureusement vite au désastre lorsque ce cher docteur tente de toucher au « Pays des Merveilles » ancré dans l’âme tortueuse de la belle. Rivières de sang, voix discordantes et visions cauchemardesques se déchaînent dans l’esprit de la malheureuse avant que le scientifique ne parvienne enfin à la sortir de sa catatonie. Ouf, retour au monde réel !

Ça y est, le ton est donné et vous aurez vite compris qu’Alice : Retour au Pays de la Folie n’est clairement pas à mettre entre toutes les mains, la mention PEGI 18 n’étant d’ailleurs pas de trop pour vous le faire ressentir, de même que la relativement malsaine jaquette du jeu. Bien qu’au départ, vous incarniez une Alice frêle aux cheveux charbonneux, perdue dans un Londres bien crasseux typé fin du XIXème siècle, vous ne tarderez pas à sombrer dans votre pays des merveilles spirituel, totalement décrépit pour l’occasion. Il ne vous reste plus qu’à vous transformer en belle jeune fille à l’humour noir et au couteau acéré, clairement déterminée à remettre en ordre son capharnaüm intérieur. Votre but : retrouver dans ses souvenirs le meurtrier de votre famille.p

Du mélange des phases naît la démence

Globalement, le jeu se divise donc en deux parties bien distinctes. D’une part, la phase que l’on pourrait qualifier pompeusement « d’aventure » et, d’autre part, la phase d’action/plate-forme. Se déroulant dans le fameux Londres précité, la première phase se résume à amener Alice, en vue interne ou externe, d’un point A à un point B en discutant éventuellement avec deux-trois quidams caricaturaux pour s’imprégner de l’ambiance sombre et poisseuse qui règne en ville. Visuellement très réussies grâce à des teintes grisâtres et des filtres altérant l’image, ces étapes n’en restent pas moins totalement inutiles et rébarbatives. Aucune interaction avec le décor, aucun élément de jeu d’aventure, aucune énigme, le constat est assez pauvre…Fort heureusement, la deuxième partie, lorsque le Pays de la Folie s’invite peu à peu dans la réalité, est nettement plus réjouissante.