Et un Assassin’s Creed de plus ! Si ce dernier porte le numéro IV, il est loin d’être le quatrième jeu de la licence. La série compte en effet de nombreux jeux à son actif, qui sortent à une fréquence de plus en plus soutenue, au risque de parfois se répéter. Black Flag Permettra t’il d’apporter un nouveau souffle à une série qui semble tourner en rond ? Ce n’est pas certain.

On incarne Edward Kenway, un pirate. Dès le début de l’aventure le vaisseau sur lequel il navigue coule en combattant un navire britannique. Le bateau ennemi comportait à son bord un membre de la confrérie des assassins du nom de Duncan qui se retrouve échoué sur le rivage avec Edward. Après une course-poursuite, et un court combat, le pirate tue l’assassin. En fouillant le cadavre, il apprend que sa victime allait se faire remettre une forte somme d’ argent en échange d’un objet, il décide donc d’enfiler le costume de son défunt ennemi avant de se faire passer pour lui et aller collecter sa récompense à sa place. Car l’argent, c’est sa grande passion.

Très vite on se retrouve comme d’habitude pris au milieu de l’éternelle lutte des templiers et des assassins. Les templiers veulent faire régner l’ordre et les assassins veulent à tout prix préserver la liberté. C’est d’une profondeur philosophique à faire pâlir un ivrogne. Et comme toujours les templiers ont l’avantage, mais les assassins vont pas se laisser faire. Et votre lutte vous mènera à croiser des personnages historiques de l’époque.

 

Et si le navire était le héros ?

C’est bateau pour le pirate Kenway, mais l’assassin s’est fait voler la vedette par sa coque. Comment est-ce possible ? A cause du gameplay. La recette d’ Assassin’s Creed est maintenant franchement usée. On suit des gens, on écoute, ou poursuit, on escalade les bâtiments, on assassine etc… Le vrai vent de fraîcheur, si l’on ose dire, vient du navire. Il était déjà possible d’en contrôler un dans l’épisode 3, mais les contrôles bien brouillons et une intégration mal fichue en faisaient plus un passage forcé qu’un vrai instant de plaisir. C’est complètement différent dans Black Flag et heureusement car vous passerez de très longues heures sur les mers. Vous disposerez donc assez vite de votre premier navire, et vous allez enfin pouvoir vivre votre rêve d’enfant : Voguer sur les mers des caraïbes, piller les navires impériaux et chercher des trésors. Les attaques d’autres navires sont des moments aussi fréquents qu’agréables. Elles se déroulent en 3 phases. La première phase est la plus logique : On inflige un max de dégâts. Tout est bon : boulets, boulets chaînés, explosifs, mines, mortiers il y a de quoi s’amuser. Une fois que vous avez sévèrement corrigé votre adversaire, place à la deuxième phase : l’achever, ou l’aborder ! S’ensuit alors une phase à pied où vous devrez tuer de nombreux marins adverses. Et enfin la troisième phase : Il faut choisir quoi faire du bateau capturé : Le piller et le couler, leur laisser la vie sauve afin d’acquérir leur loyauté et perdre de la notoriété, ou encore les intégrer à votre propre flotte, vous pourrez ensuite leur donner des missions vous rapportant de l’argent. C’est tout simplement jouissif !

 

Une affaire de pirates.

Beaucoup de joueurs se souviennent de Assassin’s creed 2, et de son horrible système de DRM empêchant les joueurs sans connexion internet de jouer. Depuis Ubisoft a décidé de se modérer dans sa lutte contre les pirates. (Oui c’est ironique on sait). Le moyen choisit ces dernières années est de limiter le contenu accessible aux joueurs ne se connectant pas aux serveurs d’ Ubisoft. Cette fois-ci il s’agit de la flotte d’ Edward. Les joueurs n’ayant pas accès à internet ne pourront pas donner d’ordre à leur flotte, et donc l’utiliser. C’est très embêtant car la flotte est une source de revenus considérables, et qu’aucune justification technique ne vient expliquer cette nécessité de se connecter pour avoir accès à cette fonctionnalité.

D’un autre côté on remarque que les développeurs ont pris a cœur le problème de plus en plus récurent de la durée de vie des jeu-vidéos. Là où beaucoup de jeux modernes se contentent d’une campagne avec une durée de vie inférieure à 10 heures, Black Flag s’avère extrêmement long à finir. Entre 20 et 30 heures en ligne droite, et il y à là de quoi faire une centaine d’heures de jeu si vous décidez de finir le jeu à 100 %. A cela s’ajoute le multijoueur. Finalement il est difficile de dire si la politique de l’éditeur est globalement positive ou négative.

A noter : Il est important de désactiver l’option Graphique V-sync sur la version PC. Cette fonction semble limiter le nombre d’images par seconde à 30 au lieu de 60 pour de nombreux joueurs.

Assassin Creed IV ; Black Flag est un très bon jeu. Seulement si vous avez joué à de nombreux épisodes précédent, il est dur de le conseiller tant les innovations sont peu nombreuses. Si ce n’est pas le cas, il s’agit d’un excellent opus pour découvrir la série, et il ne faut pas hésiter.