You’re my pet, adaptation moderne et désopilante

sLe 10 Novembre 2011 était diffusé pour la première fois au cinéma, l’adaptation coréenne du manga et drama Kimi wa Pet. Huit années séparent les deux œuvres cinématographiques, et le défi était d’autant plus grand queYou’re my pet devait rivaliser avec un grand titre du drama japonais, porté à l’époque par l’excellent Matsumoto Jun. Moderne, comique, animée, cette version est un doux plaisir à déguster. Retour sur le film phare de ces derniers mois.

Moderne est sans doute le mot qualifiant le mieux cette adaptation. En effet, le film, tout comme le manga et le drama fait un portrait réaliste de la femme du  21ème siècle. Célibataire, au top de sa carrière, Ji Eun (Kim Ha NeulRoad n°1) recueille chez elle Kang In Ho (Jang Geun SeokYou’re Beautiful), danseur sans domicile et beaucoup plus jeune qu’elle. D’un commun accord, Ji Eunaccepte que le jeune homme s’installe chez elle à condition qu’il devienne son animal de compagnie, Momo. Cette relation platonique se développera et sera ébranlée, au fil du temps, par plusieurs autres prétendants, le tout commenté par le groupe d’amies de Ji Eun.

 

Dès les premières minutes du générique, le film s’avère être d’une modernité et d’une actualité indéniables, au-delà du sujet qu’il traite. Musique entraînante, animations, l’inspiration américaine se fait ressentir, mais le tour est joué, le film s’annonce distrayant, contemporain. Et en effet, il ne s’agit que du prélude. C’est une œuvre teintée d’humour fin que nous découvrons de fil en aiguille. Dialogues, situations, scènes, gestuelle des personnages, c’en est même franchement drôle ! Il faut en effet dire que le synopsis des plus cocasses et le jeu des acteurs se mêlent à merveille pour notre plus grand bonheur. Cet humour est d’autant plus présent qu’il est souvent mis en scène par de petites animations informatiques brèves mais extrêmement efficaces, servant, la plupart du temps, de raccords entre les différentes séquences.  Le montage du film s’en trouve ainsi boosté, et ne fait alors preuve d’aucune longueur. L’œuvre est d’autant plus attrayante, qu’elle se voit également ponctuée d’une bande son des plus actuelles à l’image du générique, dont une majeure partie est bien évidemment interprétée par Jang Geun Seok.

 

Le Prince d’Asie a, en effet, de nouveau l’opportunité de prouver ses nombreux talents, connus ou méconnus. Et ceci n’est pas sans effort, en effet: afin de pouvoir au mieux tenir le rôle de MomoJang Geun Seok a suivi un entraînement intensif de danse. Pari réussi pour le Prince décidemment indétrônable, puisqu’il est, comme à son habitude, des plus convaincants dans son rôle.

Il n’est pas non plus sans compter, une fois de plus, sur son charme irrésistible. Attachant, voir adorable, il joue à merveille ce rôle qui, on pourrait le croire, a été fait pour lui, usant d’une gestuelle et d’un ton des plus subtils. Il forme ainsi avec l’actrice Kim Ha Neul, un couple tout à fait éloquent, montrant une grande aisance dans leur jeu commun et une complicité débordante. gIl s’agit là d’un très bon choix de casting, convaincant et agréable. Agréable comme l’estKim Ha Neul dans son jeu d’actrice, simple mais efficace, elle enchaîne les situations avec dextérité, et si jusque là, son nom reste quelque peu méconnu, nous ne devrions pas tarder à la retrouver plus souvent. Ce couple formé pour les besoins du tournage s’avère tenir la route, ce qui était moins le cas entreMatsumoto Jun et Koyuki dans la version japonaise. Et même si nous avons droit aux parfaits clichés lors de la naissance d’une relation amoureuse, le duo sait les détourner avec aisance afin de ne pas tomber dans le basique, et leur complicité à l’écran donne à l’œuvre cette petite touche en plus qui nous plonge dans le film, dont le casting est complété par de nombreux acteurs secondaires de talent.

 

Cependant, malgré leur aisance et leur jeu convaincant, il faut dire que le rajout de plusieurs personnages à la trame d’origine, rend le synopsis plus compliqué qu’il ne l’est. En effet, celui-ci en devient dur à suivre, les personnages secondaires s’enchaînant et transformant ainsi toute l’intrigue. La première rencontre entre les protagonistes principaux ne se fait ainsi plus devant la maison, mais via le frère de Ji Eun, qui vit avec elle. Un choix permettant certes le détachement entre film et drama, mais qui complique d’autant plus l’histoire de base. De plus, le format film s’avère trop court pour la trame, il ne nous est en effet pas donné assez de temps pour nous familiariser avec le couple et les personnages secondaires. Les relations se développent trop rapidement et le spectateur peut s’y trouver perdu. D’autant plus que certaines scènes importantes se trouvent bâclées voir supprimées, faute de format. C’est ainsi avec déception que nous découvrons des scènes manquantes, les parties danse s’en voient largement diminuées et la fameuse scène du baiser bâclée. Ajoutez à cela les nombreux personnages secondaires et le format qui se trouve être véritablement trop court. Et cela est bien dommage, compte tenu des acteurs et de leur habileté, un format drama aurait ainsi été beaucoup plus appréciable, d’autant plus que le film ne fait qu’une heure cinquante. Un format certes important pour ce style cinématographique, mais relativement court compte tenu du nombre de scènes à traiter, finalement passées à la trappe. A noter de plus, une fin elle aussi coupée court, qui peut laisser un goût d’inachevé. Cette même fin quelque peu en opposition avec le reste du film, qui démontrait jusque là une qualité de réalisation élevée, se voit en effet décliner grandement les dernières minutes. Et là où le film aurait pu se terminer sur un aboutissement grandiose, c’est déçus et surpris que nous découvrons ces dernières séquences.

Le défi aura donc été rude, cependant, l’adaptation coréenne du manga Kimi wa pet ainsi que du drama japonais du même nom, a réussi son pari. Une version moderne, actuelle, le drama japonais commençant en effet à prendre de l’âge, drôle et sympathique. Des acteurs à leur plus haut niveau, démontrant leurs divers talents et une grande complicité ainsi qu’une réalisation des plus attrayantes.

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L’adaptation aurait été parfaite et aurait même pu dépasser la japonaise, cependant faute de format, nous revenons relativement déçus du voyage. Il est sans dire que, transposée en format drama, cette adaptation aurait été à son paroxysme. Cependant la liberté prise sur les personnages secondaires vient également entacher l’œuvre, et finit par nous faire préférer la version japonaise, qui aurait pu être éclipsée dans le cas contraire.

L’avis se trouve donc mitigé entre un film trop court, qui aurait été parfait en drama, et une version japonaise manquant de punch et prenant de l’âge mais développant extrêmement bien le sujet.

Flight : close to the sun

  • Le film suit l’histoire de Tae Hoon, un capitaine de l’armée de l’air membre des « Black Eagle », l’élite Air Force de la Corée. Il se voit transféré dans la force de combat F-15K et va créer des conflits dès son premier jour avec Cheon Hee, un « Top Gun » de l’équipe F-15K  qui croit en la discipline et en des principes…
  • Tous deux et d’autres membres vont être envoyés en mission sans garantie de retour…s

Runaway : plan B

  • kJin Yi est une orpheline qui engage le détective Ji Woo sans lui avouer ses véritables intentions (retrouver  Melchidec, l’assassin de sa famille). Celle-ci craint aussi de se faire tuer à son tour. Ses recherches entraîneront Ji woo à travers toute l’Asie et dans une histoire beaucoup plus compliquée que prévu. Ji Woo sera mêlé à la réapparition des lingots d’or disparus depuis la guerre de Corée.
  • Tout ceci fera qu’il devra en plus fuir bon nombre de personnes intéressées par sa personne et les lingots d’or.k

Ninja Assassin

dRaizo, jeune ninja orphelin, a été entraîné à tuer par le clan Ozunu. Après l’exécution de son seul ami, il est soudainement en proie au doute, et quitte alors le clan afin de préparer sa vengeance… Des années plus tard, à Berlin, Raizo tombe sur l’agent d’Europol Mika Coretti qui, après avoir levé le voile sur une affaire politique mettant en cause une mystérieuse organisation asiatique, est devenue la cible du clan Ozunu. Traqués, tous deux se lancent dans une dangereuse course-poursuite…

A love to kill

  • Kang Bok Goo (Bi Rain) retrouve son frère,Kang Min Goo, alors qu’il était sans nouvelles de lui depuis plusieurs années. Mais ce dernier tente de se suicider peu de temps après en sautant du haut de son immeuble et tombe dans le coma.
  • Bok Gook découvrira que la raison du suicide de son frère est l’annonce des fiançailles de Cha Eun Suk, une célèbre actrice avec qui Min Goo a eu une histoire d’amour. Il décidera donc, de devenir le garde du corps de cette dernière afin de se venger. Mais le cœur à ses raisons que la raison ignore…
  • C’est grâce à ce drama que j’ai découvert le vrai jeu d’acteur de Bi Rain.
  • J’ai dévoré ce drama, surtout la première partie, la mise en place de sa vengeance est un véritable régale.
  • La seconde partie m’a un peu déçue. Je lui ai trouvé des longueurs même si l’intrigue m’a malgré tout fait tenir jusqu’au bout.
  • J’espère qu’il plaira à ceux qui ne l’ont pas vu, et pour ce qui est des autres, j’attends vos commentaires !

Full House

  • Han Ji Eun, est une jeune écrivaine qui vit seule dans une grande maison qu’elle a hérité de ses parents.
  • Elle se voit offrir un voyage en Chine par ses amis. Lors de celui-ci, elle fera la rencontre de Lee Yong Jae un acteur très célèbre pour ses films et ses rumeurs.
  • A son retour, elle s’aperçoit que sa maison a été vendue et son compte en banque vidé.
  • Mais le pire est lorsqu’elle découvre que la personne qui a racheté sa maison n’est autre que Lee Young Jee, cet acteur froid, ordonné et distant. Il est tout le contraire de notre héroïne qui va, pourtant, devoir faire vie commune avec ce dernier afin de pouvoir récupérer sa maison.
  • Les épisodes sont disponibles sur DramaPassion
  • De beaux fous rires en perspective, croyez-moi !d

Sang Doo ! let’s go to school

  • Cha Sang – Do est un père célibataire d’une petite fille de 7 ans qui se prénomme Bori. Cette dernière est très malade et afin de payer les frais hospitalier Sang Doo joue le gigolo avec son oncle en se faisant passer pour des hommes d’affaires.
  • Mais Sang Doo va découvrir que le médecin de sa fille, Kang Min – suk, n’est autre que le fiancé de son amie d’enfance Chae Eun – Kwon dont il était amoureux sans jamais oser le lui avouer.
  • Eun – Kwon est maintenant devenue professeur dans un lycée et afin de retrouver la relation qu’ils avaient tous les deux, dix ans plus tôt, Sang – Doo n’hésite pas à intégrer la classe de celle – ci…d

Love Rain, ode à l’amour pur.

nées 1970, un groupe d’amis lié par l’art et la musique vit ses

premiers coups de foudre et états d’âme à l’université. Parmi ces personnalités diverses, Kim Yoon Hee (YoonASNSD) et Seo In Ha (Jang Geun SukYou’re Beautiful) n’ont d’yeux que pour l’autre. Malheureusement, les aléas de la vie, la jalousie et les manigances de certains auront raison d’eux et les sépareront sans qu’ils n’aient pu s’avouer convenablement leurs sentiments.
2012, Seo Joon (Jang Geun Suk), jeune photographe de talent et fils de Seo In Ha, rencontre Lee Ha Na (YoonA). Energique mais quelque peu timide, elle tient de sa mère, Kim Yoon Hee, une beauté déconcertante. Cette rencontre ne sera que le commencement d’une multitude de malentendus et de blessures.  En effet, si les enfants tombent sous le charme l’un de l’autre, il en va de même pour les parents qui, après trente longues années, se rencontrent à nouveau et prennent la chance qui leur est donnée de pouvoir afin vivre leur amour, resté intact jusque là.
Le drama se divise ainsi en deux parts distinctes nous permettant dans un premier temps de faire la connaissance d’une bande d’amis durant les années 1970, puis de de nouveau suivre leurs relations et celles de leurs enfants respectifs 30 ans plus tard.

  Love Rain, c’est avant tout un hommage des plus exquis à l’amour et ses multiples facettes. Passionnel, égoïste ou blessant, il se veut toutefois magnifique et authentique. Chaque relation entre personnages, chaque évènement décrit l’une ou plusieurs de ces facettes. Love Rain, c’est surtout l’amour avec un grand A, le premier, le plus fort, l’inoubliable, celui qui surpasse les années, le temps et les générations, l’amour pur, le véritable, celui qui guidera chaque personnage dans ses choix, ses paroles et ses actes. Mais plus que tout, le drama a pour centre d’attraction l’amour, ce que nous en faisons, ce qu’il fait de nous, la manière dont chacun le vit. Tantôt bien, tantôt mal, chaque personnage aura ici sa relation à l’amour, et fera tout pour le vivre pleinement ou le détruire selon ses attentes. C’est aussi la démonstration de l’amour inconditionnel d’un enfant pour ses parents, son courage et sa force de tout abandonner pour le bien-être de ses proches, y compris son propre bonheur.

C’est donc sans surprise que nous retrouvons le réalisateur Yun Seok Ho (Winter Sonata) aux commandes de ce drama, car cela est bien connu, il a ce don extraordinaire de pouvoir créer de véritables chefs d’œuvres cinématographiques. Il use encore et toujours de décors somptueux aux couleurs sublimes dans de superbes jardins ou en pleine nature, et s’amuse à réaliser des plans toujours plus merveilleux dans des paysages aussi divers que variés. Et bien que le drama n’échappe pas à quelques longueurs accentuées par le format de 20 épisodes de 65 minutes, c’est justement cette lenteur si particulière qui rend cette réalisation unique et quelque peu majestueuse. La réalisation se voulant simple et toute en finesse, tout en étant incroyablement juste et efficace. Yun Seok Ho a su une fois de plus allier la beauté de l’environnement à des prises de vue simples mais superbes et ceci dans les deux parties du drama. La beauté de celui-ci est d’autant plus admirable qu’il est finement ponctué d’œuvres d’art grandioses et d’une bande originale tout à fait splendide et touchante, qui lui apportent d’autant plus de charme.
Yun Seok Ho montre également une aisance bien particulière, à travers sa réalisation et ses images, à montrer, en plus de la beauté du cadre, la délicatesse des sentiments. Il a en effet su capter chaque acte, chaque mot afin d’en louer la sincérité et la profondeur et réussit à faire d’une histoire classique un véritable comte. A la fois touchant et imprégnant, nous allons presque jusqu’à ressentir les sentiments des personnages. Mais il parvient également et heureusement à intégrer quelques scènes plus légères et comiques, ce qui nous donne l’occasion de souffler quelques instants dans cette atmosphère qui se veut quelques fois trop tendue et ramène notre attention, qui aurait pu s’égarer entre temps. Il y a bien quelques scènes plutôt courantes et basiques dans l’univers des dramas, mais Yun Seok Ho s’en sort toujours et ne tombe jamais dans le grotesque ou le prévisible, et maintient ce cap jusqu’à la dernière minute. Il parvient au contraire à donner une adaptation fidèle des années 1970, à tel point que le drama entier basé sur cette période aurait également pu fonctionner. Il réussit aussi et avec brio l’ellipse temporelle jusqu’en 2012. Cette deuxième partie s’avère, certes, plus banale que la première mais tient toutefois la route.
Il est cependant indéniable que le succès de Love Rain ne serait rien sans le choix judicieux du réalisateur pour ses acteurs.c

 

En effet, Jang Geun Seok est, comme à son habitude, tout-à-fait convaincant en jeune photographe de génie et nous offre sa plus belle prestation jusqu’ici, et c’est avec un réel plaisir que nous (re)découvrons une fois de plus l’étendue de son talent. Jouant avec une multitude de facettes encore rares dans son travail, il se plait ainsi à passer avec aisance d’une froideur extrême accompagnée d’une rancœur inconditionnelle à l’expression d’un jeune homme blessé et tourmenté dans son être profond. Il est toutefois fréquent de le retrouver puéril, attachant voir quelque peu taquin, comme il en avait pris l’habitude dans You’re Beautiful.Jang Geun Suk prouve encore une fois l’incroyable acteur qu’il peut être ainsi qu’une capacité fascinante à pouvoir transmettre diverses émotions. Pari réussi pour le Prince de l’Asie, décidemment indétrônable.
Et si Jang Geun Suk montre une fois de plus son statut de Prince, YoonA était quant à elle attendue au tournant. Convaincante en jeune fille timide et effacée des années 1970, elle a cependant du mal à se retrouver dans le personnage d’Ha Na en 2012, frôlant la comparaison avec nombre d’héroïnes de dramas basiques. Elle se trouve en effet être stupéfiante, douce et d’une pure beauté dans la première partie du drama, toutefois, sa difficulté à interpréter Ha Na est en premier lieu palpable. S’attardant à être une héroïne des plus classiques à l’instar de My Princess ou autre, elle n’a de cesse d’être poussée dans son jeu par son partenaire Jang Geun Suk et réussit, grâce à ce dernier, à s’affirmer au fil des épisodes pour finalement parvenir elle aussi à nous transmettre ses sentiments et partager les plus profondes blessures du personnage. Le parcours aura donc été quelque peu long et difficile, mais c’est une YoonA inattendue qui aura réussi à tirer son épingle du jeu.

 

g  Le reste du casting quant à lui se trouve être également très bien distribué, à commencer par la génération parentale de 2012. Les acteurs réussissent en effet à garder intactes les émotions et interprétations jouées par la jeune génération durant les années 1970, et vont jusqu’à transporter ces sentiments d’autant plus loin pour notre plus grand bonheur. Bien évidemment, parmi les personnages se trouvent les plus classiques, à noter les rivaux amoureux et insistants, le trio comique qui apporte sa touche de fraîcheur, la mère possessive, rancunière et détestable, le confident amoureux tout à fait touchant ou encore le jeune rebelle. Mais, encore une fois, la situation ne dérape jamais dans le grotesque, et les personnages secondaires montrent également une grande sincérité dans leurs sentiments tout en nous les faisant partager aisément. Un bon point pour le réalisateur qui a su choisir un casting de premier ordre, et ce même pour les personnages secondaires.

 

  Love Rain se veut donc remarquable par sa qualité. Tant par sa réalisation, que pour sa bande originale, son scénario ou son casting tout à fait convaincant. Chaque détail est soigneusement étudié et les mauvais points se font d’autant plus rares. Love Rain est avant tout un véritable florilège de fantastiques images et sait nous transporter sans peine, peut-être même un peu trop. Le voyage est éprouvant, parfois même oppressant, mais il s’agit justement ici de la particularité même de ce drama, oscillant entre le charme de Winter Sonata, la qualité de Coffee Prince et la magie d’Autumn’s Concerto. Il s’agit là d’un chef d’œuvre, fausses notes exclues,  un véritable bijou à déguster sans modération.

Sprout, un bijou d’originalité dans la dramasphère japonaise

Adapté du manga Seed of Love d’Atsuko Nanba (Editions Soleil Manga), Sproutse démarque incroyablement du drama classique japonais. Ikenouchi Miku est une jeune lycéenne tombée amoureuse de l’un de ses camarades l’ayant sauvée, mais dont elle ne connait pas l’identité. Dès le premier épisode, les parents de Mikudécident de transformer leur demeure en foyer et y accueillent trois étudiants.Narahashi Sôhei fait partie de ces jeunes locataires, étudiant au même lycée queMiku, il est en couple avec Ozawa Miyuki. Nous suivrons alors les péripéties amoureuses de ces lycéens, dont les relations se compliquent lorsque Miku, qui sort alors avec Katagiri Hayato, le meilleur ami de Sôhei, découvre que ce dernier est en fait la personne qu’elle recherchait depuis des mois.

 

L’originalité de Sprout se traduit en premier temps par le format inhabituel de ce drama. Il ne se compose en effet que d’une douzaine d’épisode de 23 minutes. Ce qui, d’emblée, peut paraître surprenant, s’avère finalement ne pas être un si mauvais choix, puisque le format fonctionne plutôt bien, mettant en avant la finesse du cadre, et permettant au spectateur de ne pas perdre le fil ou de s’ennuyer comme cela peut être le cas avec un format de 40 minutes.
Le spectateur se voit ainsi totalement immergé, d’autant plus que le choix de la musique est remarquable. Signée Grouplove(groupe américain), elle marque à son tour une ambiance délicate et fraîche, en total accord avec le thème du drama, qui s’agrémente de charmants paysages. Cette douce ambiance se voit également provoquée par un choix de réalisation prônant le délicat. L’histoire se déroulant en effet du point de vue de Miku, ses pensées les plus importantes sont reportées à l’écran par écrit, sur fond blanc afin de les mettre bien plus en avant. Les quelques silences et parties musicales ponctuent aussi parfaitement le drama, toujours dans cette agréable ambiance.

 

Mais s’il est un autre point remarquable du drama, ceci est sans aucun doute la mise en avant d’une nouvelle génération d’acteurs au talent incroyablement prometteur. La première à se démarquer est bien évidemment Morikawa Aoi (Miku), âgée de 17 ans lors du tournage, elle se révèle extrêmement touchante et crédible dans le rôle de cette adorable lycéenne qui recherche désespérément son héros. Son jeu est d’autant plus incroyable qu’il s’agit pour elle de son premier drama, de quoi prédire une très belle carrière, un nouveau talent à suivre de près.
Autre bonne surprise, Chinen Yuri (Sôhei), à seulement 19 ans et après quelques participations sur plusieurs dramas, il se voit ici confier un rôle de prime importance, et dont il tient parfaitement les responsabilités. Eloquent, il réussit à s’imposer dans son jeu d’acteur pour notre plus grand plaisir. A croire que le jeune membre du groupe Hey! Say! JUMP a lui aussi une carrière toute tracée.
Et si Lewis Jesse (Hayato, 16 ans, membre du groupe Hip Hop JUMP) et Kojima Fujiko (Miyuki, 19 ans) ont du mal à se démarquer et démontrer leur talent dans Sprout, ils ne sont qu’au début de leur carrière et n’auront certainement pas de mal à prendre en assurance par la suite.
Mention spéciale, cependant, aux acteurs secondaires (étudiants locataires, amis de Miku et Sôhei, frère d’Hayato), qui, âgés de 15 à 20 ans, sont d’une légèreté, d’une fraîcheur et d’une drôlerie incroyables, parfaitement adaptés du manga. Un véritable plaisir à regarder, et une incroyable curiosité de les découvrir dans d’autres dramas ou films dans le futur.
Hormis la nouvelle génération, notons aussi l’excellent jeu des parents de Miku (Horibe Keisuke et Tanaka Ritsuko), bienveillants et protecteurs envers les jeunes.

 

C’est donc par le biais de cette nouvelle génération d’acteurs que le spectateur découvre, de paire avec le thème du drama, lequotidien de la jeunesse japonaise, et particulièrement des lycéens, toujours ponctuéSprout de la superbe OST. Celle-ci se voit d’ailleurs parfaitement synchronisée avec l’ambiance fraîche et délicate ainsi que la candeur de ces jeunes, mise en scène dès le générique. Les acteurs courant en effet en maillots de bain sur la plage, enchaînant les saltos et autres fous rires, le tout sur la musique Hana Egao de Hey! Say! JUMP.
Le spectateur est alors totalement immergé dans ce quotidien, le réalisateur ayant mis en avant les paysages dont les lycéens japonais ont l’habitude : salles de classes, lycée, terrains de sport, maison (notons que celle des Ikenouchi est incroyablement ressemblante à celle du manga), le tout durant la période estivale. De quoi donner envie au spectateur, qui s’imagine déjà avec ces jeunes sur le perron d’une maison japonaise, en plein été, dégustant du thé par une forte chaleur, le tout teinté du doux bruit d’un carillon et de cigales.
C’est d’ailleurs un rôle tout aussi important que tient la nature dans ce drama, et en particulier les plantes (Sprout signifie une pousse ou un germe en anglais), entretenues par le père de Miku et présentes durant toute la série, elles représentent l’amour et son développement dans le temps. A noter le clin d’œil fait à cette nature à la fin du drama, où l’on voit s’épanouir une plante à partir de la graine qu’elle était.
Autre que la nature, la maison, située en dehors de la ville, disposant d’un grand jardin et d’une terrasse, ainsi que le carillon qui y est accroché sur le perron sont au centre de Sprout et des relations des personnages.

 

Il est toutefois regrettable que le manga n’est pas été mieux adapté. En effet, de nombreuses situations ont été omises (barbecues, festivals, camping…), et plusieurs détails ont été rapidement passés, voir totalement supprimés. Ceci étant sans aucun doute provoqué par le format du drama (12x23min), qui se voit trop rapide pour aller plus en profondeur dans l’histoire et les relations des personnages. L’idée d’un format court aurait donc été bonne, si plus d’épisodes avaient été produits, 12 étant trop peu pour réellement s’attacher aux personnages, dont les relations sont quelque peu bâclées. Et principalement lors du dernier épisode, durant lequel une ellipse temporelle d’un an est faite. Il est regrettable que les sentiments des personnages aient été passés à la trappe, et que la situation finale ne mette que 10 minutes du drama pour changer du tout au tout. De même, il aurait été intéressant de connaitre l’avenir des personnages secondaires et non seulement celui de Miku et Sôhei.
Autre les omissions de certaines situations, il est aussi quelque peu dommage que certains personnages du manga (comme le frère de Miku) ne fassent pas partie du drama, bien que tous les personnages adaptés de la BD y soient incroyablement fidèles. Enfin, quelques changements dans la trame principale du manga ont été faits, ce qui, lorsque l’on a lu celui-ci, peut s’avérer dommage.

 

Sprout est donc un petit OVNI dans le monde des dramas japonais de l’année 2012.
Il est cependant très agréable à regarder, du point de vue du format cours, mais également de l’ambiance qui s’en dégage, par le jeu des acteurs, le cadre et la musique. Le spectateur se voit en effet immergé dans la situation et s’y imagine déjà.
Toutefois, même s’il est à noter une nouvelle génération d’acteurs incroyables et une grande fidélité des parties adaptées au manga, il est regrettable de voir que ces parties sont minimes, et que plus de détails auraient pu être abordés. Le format bâclant aussi quelque peu les relations entre personnages, plusieurs épisodes de plus n’auraient été que bienfaiteurs.
Cependant, mis à part cette comparaison au manga et le manque cruel d’épisodes supplémentaires, le spectateur passe tout de même un bon moment devant le drama en lui-même. En effet, le manga mis de côté, Sprout est véritablement intéressant, touchant et plaisant à regarder, particulièrement en hiver, car il faut bien le dire, il est le type même de drama à vous réchauffer le cœur et vous apaiser.

Sprout

The chaser

  • Synopsis : Joong – Ho est un ancien flic devenu proxénète qui va se lancer à la poursuite d’un homme dont il ne connait  que le numéro de téléphone après s’être rendu compte que ce dernier est lié à la disparition de plusieurs de ses filles…
  • Va alors se jouer une course contre la montre pour retrouver Min – Ji, la dernière de ses filles, qu’il a envoyé se jeter dans la gueule du loup.

 

Ce film a été inspiré par un tueur en série Sud Coréen Yoo Young Chul et à reçu une ovation d’une dizaine de minutes au festival de Cannes 2008. Il y a aussi été nommé à la Caméra d’Or.

Il a de même reçu le lotus de la compétition action Asia au Festival du film asiatique de Deauville 2009.

 

 

  • Je l’ai adoré il n’y a pas d’autre mot il m’a tenu en haleine du début à la fin. je suis passée du rire aux larmes et même à la colère parfois…
  • Par contre, je tiens à prévenir les âmes sensibles , ce film comporte des scènes de violences qui font preuve d’un réalisme qui peuvent vraiment choquer vraiment…Mais si vous êtes amateur d’action et de suspens je vous le conseille vivement ^^
  • Bon visionnage et j’espère qu’il vous plaira autant qu’à moi