• lors que je vous écris ces lignes, un grand nombre d’entre vous a déjà pu tester l’Open Bêta, disponible sur les différentes plateformes (ps3, Xbox et PC)… Pour ma part, j’ai pu m’essayer à la version complète du mode histoire, dont voici le résultat.

Previously in Crysis 3…

Tout d’abord, pour bien comprendre les évènements de ce troisième volet, voici quelques indications sur l’univers de Crysis.

Vous incarnez tour à tour dans les différents volets : Nomad, (Psycho dans le hors-série « Crysis Warhead »), puis enfin Prophet et Alcatraz (celui-ci n’étant que le corps dans l’armure, son esprit remplacé par celui de Prophet, sauvegardé dans l’armure avant sa mort physique…) et vous, vous vous battez donc contre les vilains envahisseurs extraterrestres, appelés les Cephs  (Céphalopodes)…

Vous l’aurez compris, la combinaison est finalement la chose la plus importante du jeu. Utilisant la « nanotechnologie », elle permet à son utilisateur de switcher entre plusieurs modes ayant chacun leurs avantages : Armure, Force, Vitesse et Camouflage. Elle affiche également les personnalisations possibles sur certaines armes (silencieux, viseurs, mode de tirs…), sans oublier certains modes de vues comme la Nanovision. Cette vue permet de pirater à distance certains terminaux afin d’ouvrir des accès, ou de distinguer et locker les ennemis dans une zone. A noter qu’en plus d’être farouchement stylée, la combinaison possède un facteur d’adaptation à la technologie extraterrestre, ce qui donnera à l’histoire pas mal de rebondissements… Bref, sans elle rien n’aurait été possible.

Crysis 3 et-Ceph-tera…

L’histoire se déroule toujours à New York, en 2047, mais cette fois la ville est placée sous une sorte de quarantaine dans un dôme ; celui-ci même appelé « Dôme de la Liberté » (un peu contradictoire je vous l’accorde mais bon…).

fAprès une magnifique scène d’introduction, nous nous retrouvons sur un immense bateau, à quai. Le personnage principal étant enfermé dans une sorte de sarcophage high-tech depuis la fin du deuxième volet, nous sommes libérés par une vieille connaissance : Psycho. ; personnage faisant partie de l’équipe de base de Nomad et Prophet dans le premier volet lors du premier contact avec l’envahisseur mais qui depuis avait disparu.

Une bonne manière donc de faire d’une pierre deux coups, en donnant deux suites à deux jeux distincts de la licence, à savoir Crysis 2 et Crysis Warhead, sorte de « hors série » racontant justement l’histoire de Psycho pendant le déroulement du premier jeu.

Après les viriles répliques de retrouvailles, nous voilà  enfin aux commandes de Prophet et de la Nanosuit. Armé seulement d’une arme de poing, on apprécie en premier lieu de retrouver la fluidité et la facilité de contrôle des actions. On s’amuse -vu qu’il ne faut pas encore tirer sur tout le monde – à sauter, à se rendre invisible et on en profite pour admirer le travail de finition graphique mis en valeur par le temps pluvieux .

En effet, niveau jeu de lumières, d’ombres et de textures, on a rarement vu de nos jours un jeu aussi beau. Pari gagné pour le nouveau moteur graphique de Crytek : CryENGINE 3. Mais on ne le sait que trop, souvent le beau n’est pas synonyme de bon, surtout dans le domaine du jeu vidéo. « Ne vendons donc pas la combinaison de Prophet avant de l’avoir testée » (ouais, ok, y’a mieux niveau réappropriation de proverbe, promis je ne recommencerai plus !).

Les niveaux se succèdent en passant par le classique petit tutoriel, qui, même si vous l’avez refusé en début de partie, vient se greffer aux actions à accomplir, notre ami Psycho vous « suggérant » ceci ou cela et sa commande apparaissant à l’écran. Mais, le moment tant attendu, et un des atouts vendeurs de ce troisième volet, est aussi l’apparition d’une nouvelle arme, l’arc Prédateur.

Votre ami vous en fait  cadeau peu après votre libération et vous devez  apprendre à manier l’arme. Trois modes sont alors à votre disposition, à savoir un mode normal, un mode dégâts augmentés à défaut de la vitesse et un dernier mode étant tout l’inverse, vitesse augmentée de la flèche à défaut de la puissance. Vous pourrez également personnaliser l’embout des projectiles (explosif, électrique…) à adapter ou pas du tout selon l’ennemi . L’arc apparait comme une arme importante dans le facteur suivant en dehors de la furtivité. Aucune source d’énergie ne subsiste (ou difficilement) à l’intérieur du dôme.

Niveau intelligence artificielle, les ennemis restent à mon gout encore trop craintifs. Mais ceci est peut être lié au mode normal car j’ai pu en tatanner plus d’un à coup de poing et plusieurs à la suite, sans pour autant me mettre réellement en danger ; leurs collègues tirant un peu comme un lendemain de soirée… Mais ne criez pas victoire trop vite, les Cephs sont bien plus hargneux et viennent souvent vous déloger lors de vos pauses à couvert pour ne plus « voir rouge ». Ce qui amène une logique et un caractère propre aux ennemis que vous affrontez, vous faisant ainsi changer de tactique et réfléchir un minimum grâce aux possibilités tactiques que vous offrent les différents modes de la combinaison…

Conclusion

Les studios Crytek ont une nouvelle fois fait du très bon travail. Sans pour autant oublier les fans de la première heure, ils utilisent avec une facilité déconcertante l’histoire à leur avantage afin de présenter le nouveau monde dans lequel le joueur ddevra évoluer (même si celle-ci n’est pas évidente à comprendre tellement elle s’est étoffée de détails dans les deux premiers opus).

Ils ont donc réussi à nous servir un semblant de reboot ; le monde a changé et on le sent dès les premières heures de jeu. Les développeurs ont voulu donner au joueur un sentiment de liberté facilement palpable pour n’importe quel spectateur qui porte son regard, ne serait ce qu’un instant sur l’écran.

Tout cela est rendu possible, grâce à une exceptionnelle profondeur de champ rarement égalée, elle-même liée à la puissance de leur nouveau moteur graphique dont les mérites nous ont si souvent été vantés.

Sûrement un des must have pour cette année 2013 !

« La Vie en Pixels » (LVEP), est un blog  où l’on retrouve des articles et une émission web qui traitent de tout ce qui touchent de près ou de loin à la thématique  Jeu Vidéo, et qui se concentre principalement sur des évènements organisés dans la région parisienne. Claudio Kovalkine est l’un des fondateurs de ce blog . Il a accepté de faire en tant que GUEST la preview de quelques jeux à sortir dans quelques jours ! Retrouvez l’autre aperçu de notre GUEST ici avec ses impressions sur le jeu FUSE