Quasiment un an jour pour jour après son lancement, Japan Expo Centre est de retour une nouvelle fois à Orléans, pour une convention plus intimiste que sa grande soeur parisienne qui en profite pour recharger ses batteries en attendant le mois de juillet.

Plus intimiste certes, l’espace n’étant évidemment pas aussi étendu qu’à Villepinte et c’est justement là-dessus que JE Centre y gagne un point essentiel : la convivialité ! Les stands commerciaux, formant un carré au rez-de-chaussé, ne sont pas présents de manière massive et ceux d’activités, juchés à l’étage, y gagnent par conséquent tous une belle mise en valeur. Mais ce ne furent pas les seuls, les artistes amateurs et les créateurs / boutiques plus modestes se retrouvant dans ce même carré, aux côtés des habituels stands proposant DVD, figurines, mangas et autres.3

Plus ou moins rapidement regardés, le public peut alors passer le plus clair de son temps à s’amuser dans une ambiance on ne peut plus détendue et très bon enfant sur les stands SoheiBulle JaponManga Team et KajiaN, associations proposant notamment questionnaires, danses et surtout les mythiques karaokés. Quelques moments cultes ressortiront de ce week-end, comme ce jeune homme devant interpréter le générique d’un animé en japonais tiré au sort (tant pis, c’est lui qui a voulu la V.O.) qu’il ne connaissait finalement point, tout en se retrouvant affublé d’une jeune fille sur son dos.

Une colonne vertébrale en moins plus tard, il pourra toujours se consoler avec l’espace Jeux Vidéo, Bushido Impact proposant diverses licences de baston dont Dragon Ball Z Kinect qui attira la curiosité des joueurs et des spectateurs, ainsi que Persona 4, pas encore sorti en Europe pour sa part. La Puce À l’Œil titillait elle la fibre de votre reporter Gaming Spirit avec entre autres son Atari 2600 et sa Sega Saturn, tout en proposant un tournoi Dead or Alive 5 ou bien encore un espace  » Prévention du jeu vidéo et du numérique « . Un stand très riche donc, d’où ressortaient les rires de joies et de trahisons du tournoi Super Bomberman, prouvant que ce dernier n’a rien perdu de sa superbe.

On retrouvait d’autres activités ludiques comme du Mah-jong, des jeux de cartes à collectionner ou bien encore un espace dessin, mais l’on pouvait aussi admirer, voir même s’essayer à certains pans de la culture asiatique, cela allait du jardin zen de l’association Japan Chartres, à l’origami et la calligraphie d’Hinodé, en passant par la possibilité de se laisser aller à une quinzaine de minutes de shiatsu, idéal pour se remettre d’aplomb après s’être donné sur déjà tant d’activités, à plus forte raison si vous avez également tenté le kendo dont les affrontements résonnaient dans le salon.

 

Un stand proposant exposition, démonstrations et initiations retenait particulièrement l’attention des visiteurs, celui d’Anigetter ! Association nous dévoilant ses superbes maquettes et figurines sous toutes sortes de supports : résine, canettes de boissons à bulles pas vraiment faites pour les enfants (les membres d’Anigetter avec qui nous avons pu échanger affirment qu’ils n’en ont pas bu une goutte), voir même papercraft, ce dernier était d’ailleurs mis à l’honneur avec la possibilité offerte à toutes et tous de s’y essayer. On pouvait même voir à leurs côtés Yvan West Laurence, remettant en état son Viper Mirage, continuant un Cloud Car et avançant son Trident d’Ulysse 31, exposant par la même occasion son talent dans ce domaine.

Tandis que ceux préférant être moins actifs pouvaient se détendre avec les diverses projections alliant musique avec des showcases de Japan Expo 2012, émissions / documentaires avec Japan In Motion et Manga’ttitude et fictions avec des dramas, mais surtout la diffusion des épisodes un à cinq de nos héros nationaux, les France Five !

1Un programme capable de nous tenir pour bien plus qu’un week-end, mais on est loin d’avoir tout vu et tout entendu, 12H30 arrivant et signifiant l’entrée en scène du premier artiste musical, passé l’an dernier par Japan Expo Sud : Galaxy7. Daisuke Tsutsui accompagné de son batteur de session sauront mettre une ambiance chaude et rock, ce qui est toujours remarquable pour un one man band, même lorsqu’il se retrouve accompagné d’un musicien apportant beaucoup lui aussi. Son apport ne fut d’ailleurs pas que musical, sa distribution de sachets au contenu resté inconnu même pour Daisuke auront fait se lever la foule. Une quarantaine de minutes très convaincante pour ces deux-là.

La transition désinstallation / installation se fait rapide et peuvent alors débarquer les 1000say, soit de nouveau une certaine assurance au niveau du show et de leur accueil par le public français, ces derniers étant déjà présents lors de JE 2011 à Paris. Leur concert fort en rock et en sonorités électroniques fait se lâcher le public tout autant qu’Api, Non, Man et Michelle. Le courant électrique se lâche lui aussi à la grande surprise du groupe, mais cet incident ravira finalement chaque personne présente. Non assura le rythme avec sa batterie, tandis que ses trois comparses descendirent de scène pour saluer le public avec un maximum de shakes. Aussi bien maîtriser une coupure de courant relève d’un haut standing d’artiste et cela n’est pas passé inaperçu aux yeux des spectateurs. Chacun de leurs morceaux se retrouva couronné de succès, avec une mention spéciale pour  » Holy Rain  » et ses  » Wake up, stand up, brother, sister  » plus facilement repris en choeurs que le reste de leur répertoire faisant la part belle à la langue nippone.

Après ces deux lives riches en émotions fortes où pop, rock et electro se sont entremêlés pour notre plus grand bonheur, le premier Cosplay Show du week-end où défilèrent des individuels, des groupes et des créations personnelles fit son apparition. De qualité tant au niveau des costumes, que des prestations souvent portées vers l’humour, qui nous touche ou non, et la musique, celles-ci auront tout de même souffert d’un phénomène : le Gangnam Style ! Cinq fois entendu lors de ce premier show, autant vous dire que les participants ayant utilisés le tube de l’été furent plutôt raillés dans les allées de la convention et même déjà dans la salle principale lors du concours. Une mode pire que  » La roue « , malheureusement toujours scandée lors des défilés cosplay ? Un autre défilé, cette fois-ci de yukatas, en soutien au Japon, conclura cette tranche non musicale, relancée un peu plus tard par l’idol Kikkawa You.

Dimanche, Fujisawa Tôru donna le coup d’envoi des festivités en scène principale par une conférence où le public se lança immédiatement dans des questions évoquant d’éventuelles suites, notamment de GTO, ce à quoi l’auteur a répondu favorablement pour ce dernier.

Les spectateurs étaient nombreux lors de cette conférence mais calmes, ce qui changea radicalement avec la venue dans la foulée de cette conférence du second showcase du week-end de Kikkawa You. Du Wota en forme pour l’occasion, peut-être même un peu trop, les barrières les séparant de nous s’en souviennent. Sans être féru d’idol, on pouvait facilement se laisser prendre par le spectacle évidemment dynamique, mais aussi qualitativement au-dessus de bon nombre d’idols en solo ou en groupe musicalement parlant. Malgré la courte durée du show, on notera que la plupart des  » journalistes  » n’ont même pas saisi la notion de rappel lors d’un concert, ce qui les obligea à revenir en quatrième vitesse lorsqu’ils s’aperçurent du retour de Kikka, un moment savoureux à partager entre connaisseurs.

 

Pour continuer en musique, le second et ultime Cosplay Show de ce JE Centre, lui aussi ouvert aux individuels, groupes et créations personnelles, se place en première ligne. Chaque participant n’ira pas jusqu’à titiller notre oreille musicale, mais là encore nombreux seront ceux à y recourir avec plus ou moins de talent et de bagout. On notera particulièrement ce duo sachant manier l’humour et plus particulièrement le comique de situation, avec leur choix très travaillé en ce qui concerne les morceaux nous permettant ainsi d’entendre à Japan Expo  » Premier Baiser  » d’Emmanuelle ou bien encore du Frédéric François. Au milieu de ceux-ci nous retrouvâmes les habituelles représentations chorégraphiées et séquences de combats, en revanche les passages mélodramatiques furent eux plutôt laissés de côté.

Le showcase concluant ces deux jours sera orchestré par Sayaconcept, groupe offrant un savant mélange entre musique traditionnelle d’Okinawa et électronique, avec Mina au chant traditionnel, au sanshin et au violon, Daii s’occupant du clavier et des sonorités électros, tandis qu’Akira, masqué comme le veut la coutume, s’adonne au taiko avec verve. La sublime voix de Mina et l’alchimie sonore des instruments et de l’electro, ajoutée à l’atmosphère renvoyée par le concept du groupe, donne lieu à un spectacle dont le mot qui ressortira le plus sera  » tripant « . Un mot qui n’existe donc pas véritablement, mais Sayaconcept mérite amplement que l’on intronise celui-ci dans nos dictionnaires rien que pour eux.

Il était également possible de retrouver ces différents artistes lors de conférencesou de séances de dédicaces, voir même les deux pour certains, comme cela fut le cas pour 1000say et Galaxy7 qui rencontrèrent chacun un vif succès. La conférence de 1000say donna même l’occasion à Api d’interpréter  » Cha-La Head-Cha-La « , générique de son animé favori Dragon Ball Z, et ce à la demande de votre reporter qui n’en fut pas peu fier.

Le festival s’achève pour nous sur un stand d’activités où un karaoké collégial sur Pokémon se fit entendre jusqu’à la gare d’Orléans, selon la légende urbaine, alors que l’on ne souhaite qu’une chose, continuer cette aventure !

Ces deux jours ont défilé à une vitesse phénoménale dans une ambiance chaleureuse et détendue. Celle-ci a d’ailleurs déteint sur les membres du staff de JE Centre, détendu et toujours prêt à aider aussi bien le public, que les médias, rendant ce week-end fort agréable au niveau humain et professionnel. Ce n’est pas tous les jours que l’on rencontre une organisation prévenante et toujours portée vers le bon sens et tant que cela perdurera, Japan Expo Centre ne pourra que continuer sa progression dans le coeur des gens.