sakura-en-fleur2Les sakura aux Japon sont les cerisiers ornementaux ainsi que leurs fleurs. Ils sont symbole de beauté éphémère et sont étroitement associés aux samouraïs et aux bushi.

  •                    > Bushi est un terme d’origine chinoise signifiant littéralement « guerrier gentilhomme » en Japonais.
  • Les bushi étaient des chevaliers en armure dont l’arme principale était le Yumi (l’arc). Ils étaient chargés de la protection des clans familiaux religieux appelés Uji. C’est cette proximité avec la noblesse religieuse qui est à l’origine de leur de leur nom de « guerrier gentilhomme ».
  •                  > Le mot Samouraï provient du verbe sabouraü qui signifie « servir »ou « rester à côté de », lorsqu’il s’agit d’une personne importante.
  • Le substantif de sabouraü est sabouraï qui est devenu samouraï vers le XVIème siècle.
  • Depuis cette époque, le terme « samouraï » est utilisé pour nommer les différents types de guerriers appliquant le code bushido.
  • Les sakura sont donc étroitement liés aux samouraïs et bushi parce qu’ils considéraient la vie comme belle et courte comme la fleur de cerisier.
  • De même que pendant la seconde guerre mondiale, les pilotes nippons peignaient le sakura comme symbole de beauté et de nature éphémère, avant de partir pour une mission suicide. Le gouvernement encourageait même les Japonais à croire que l’âme des soldats morts au combat se réincarnait en fleurs de cerisier.
  • Aujourd’hui, les fleurs de cerisiers sont encore utilisées par les militaires et policiers comme emblèmes, drapeaux et insignes à la place d’étoiles.avion-avec-fleur-de-cerisier2Avion avec dessin de fleur de cerisier
    • La floraison de ces cerisiers a toujours inspiré les artistes japonais que ce soit au niveau littéraire, de la peinture japonaise, des danses traditionelles, du théâtre, de la religion et même de la musique.
    • Il existe de nombreuses variétés de sakura qui se différencient par le nombre de pétales, la couleur des fleurs et des jeunes feuilles, la période de floraison ou le port de l’arbre.
    • La variété préférée des Japonais est le somei yoshino.  Ses fleurs sont d’un blanc presque pur teinté du rose le plus pâle particulièrement au niveau de la tige. En général, les pétales de ces fleurs tombent une semaine après l’apparition des feuilles, c’est pourquoi il semble blanc du tronc à la cime.
    • Cette  variété tient son nom du village de Somei (maintenant partie intégrante de l’arrondissement tokyoïte de Toshima).
    • Elle a été développée du milieu jusqu’à la fin du XIXe, entre la fin de l’époque d’Edo (1600 – 1868) et le début de l’ère Meiji (1868 – 1912).
    • Fleur de somei noshino
    • Les yamazakura, yaezakura, et shidarezakura sont d’autres variétés de cerisier du Japon.
    • > Le yaezakura a de grandes fleurs avec plus de 5 pétales denses et rose foncé.
    • > Le shiradezakura, ou « cerisier pleureur », possède des branches qui tombent comme celles du saule pleureur et portant des cascades de fleurs roses.
    • Les sakura tiennent une place de première importance dans la plupart des jardins japonais et des parcs publics, écoles et bâtiments publics japonais.sakura2_2

      Cerisier pleureur

    • Le Japon offrit 3.000 cerisiers aux Etats-Unis  en 1912 pour célébrer l’amitié de leurs deux nations alors florissantes. Ces arbres furent alignés au bord du Tidal Basin à Washington, et ce cadeau fut renouvelé en 1956  avec 3.800 arbres supplémentaires.
    • Le sakura continue d’y être une attraction touristique populaire, notamment grâce au Festival annuel des Fleurs de cerisier, lorsque ces derniers terminent leur floraison, au début du printemps. Le festival consiste en seize jours de festivités qui mettent la culture japonaise à l’honneur.
    • Il existe une coutume traditionnelle au japon appelée le hanami (regarder les fleurs), ou o-hanami avec le préfixe honorifique, qui est d’apprécier la beauté des fleurs et plus particulièrement celle des cerisiers.  Les sakura sont en pleines floraisons fin Mars, début avril.
    • Cette coutume est au printemps ce que momijigari, l’observation de Koyo (le changement de couleurs des feuilles), est à l’automne.
    • La pratique du hanami est vieille de plusieurs siècles. Elle aurait commencé durant la période Nara (170-784), même si à cette époque ce sont les fleurs d’urne (abricotier du Japon) que les gens admiraient. Ce n’est que durant la période Heian (794-1185) que les sakura ont commencé à plus attirer l’attention.
    • A l’origine, les sakura annoncaient la saison de la plantation du riz, et les Japonais croyant à l’existence de Dieux à l’intérieur des arbres faisaient des offrandes aux pieds des sakura. Puis ils buvaient du saké.
    • La coutume est ensuite devenu plus une fête de « contemplation des fleurs » avec du saké et des mets posés sous les branches de cerisiers en fleurs dans la cour impérial de Kyôto par l’empereur Saga durant la période Heian.
    • Cette coutume des hanami était, à l’origine, limitée à l’élite de la cour impériale, mais s’est rapidement répandue à la société des samouraïs et à partir de la période Edo aux gens du peuple qui pique-niquaient et buvaient du saké sous les arbres de sakura.
    • De nos jours,  la coutume existe toujours. Les Japonais aiment aller pique-niquer sous les sakura durant leur floraison. lo

Célébration de l’hanami

  • La floraison, le sakura zensen (front des fleurs de cerisier), est même suivi par la météo à la télévision, mais aussi sur internet et par les téléphones portables. Cette dernière commence de l’archipel d’Okinawa (au sud) en Janvier pour atteindre Kyoto et Tokyo à la fin du mois de Mars ou début avril. Puis, elle remonte jusqu’à Hokkaido en l’espace d’un mois.peinture-sakura2dessin-sakura2
  • Un proverbe sur l’hanami est né du début d’une nouvelle de l’écrivain Motojiro Kajii « sous les cerisiers sont enterrés des cadavres ! » (1927).