Ryse Son of Rome est un jeu avec une histoire originale. Non, pas l’histoire romaine, l’histoire de son développement… Le jeu est commandé par Microsoft. La partie graphique a été laissée a la charge de Crytek (studio responsable de Crysis), et le gameplay a un studio différent. Et ça se ressent largement sur le résultat final.

Le jeu propose de prendre le contrôle d’un gladiateur. Il s’ouvre sur une petite cinématique. Au début on se demande pourquoi ils ont fait une cinématique ou notre personnage cours comme un con dans un mur. Pris d’un doute on lâche le stick. et… C’était pas une cinématique on est déjà dans le jeu. En bref, les graphismes sont très impressionnants. Crytek ne faillit pas à sa réputation de créer des jeux aux graphismes extrêmement soignés. Les ombres et effets de lumière en général sont très convaincants. Au Paris Game Week, c’est sûrement le jeu qui a le plus fait sentir la différence de puissance entre l’ancienne et la nouvelle génération. Du moins sur le plan graphique.

This is Spartaaaaa !

La séquence présentée nous mettait donc aux commandes d’un romain intermittent du spectacle, dont l’activité consiste principalement à égorger les êtres vivants qui lui sont présentés. Ceci a pour but final de divertir la plèbe au maximum. On commence donc par choisir la bénédiction d’une divinité, mais cela n’avait aucune influence sur la séquence de gameplay. On se retrouve ensuite à marcher sur le sable du Colisée, et les ennemis arrivent. Les combats sont assez simples. On peut donner un coup de bouclier pour briser la garde, donner un coup d’épée, se mettre en garde, ou faire une esquive via une roulade. Il est également possible de provoquer ses ennemis, pour augmenter la jauge de satisfaction de la foule. Car le but est bien de divertir et non pas de tuer rapidement vos ennemis. Les coups sont plus puissants s’ils sont assénés en rythme.

Mi-figue Mi-raisin

La séquence jouable au PGW laisse dubitatif. Le potentiel du jeu est évident. Tout d’abord il en met plein la vue, et il s’avère plus complexe à prendre en main qu’on ne pourrait le croire ; Mais un problème majeur s’est présenté : la longévité des ennemis. Les adversaires de base ont besoin de très nombreux coups d’épées pour finir par s’effondrer. En plus d’être complètement irréaliste, cela nuit gravement au rythme puisqu’on peut mettre plusieurs minutes pour abattre 3 ennemis, qu’on a déjà entaillé une dizaine de fois, c’est embêtant. C’est un des défauts qui avait plombé les combats de Assasin’s Creed 1.

Ensuite on n’a rien vu du scénario. Ceci sans doute afin de gagner du temps et faire jouer un maximum de gens, mais on se peut pas juger de la qualité de l’écriture. C’est dommage, l’histoire romaine se prête particulièrement bien à des scénarios très complexes et riches en rebondissements.

Ryse, Son of Rome, laisse une impression positive. Le problème est qu’il a montré une très infime partie de ce qu’il était. Aussi agréable qu’il ait été, on ne peut donc pas émettre d’avis certain. Le potentiel est cependant énorme et on espère qu’il sera exploité à sa juste valeur.