D’ores et déjà disponible en version d’essai sur PC et Mac, Teslagrad sortira d’ici à la fin de l’année. Et le moins que l’on puisse dire c’est que depuis la release de la démo, le titre bénéficie d’une certaine popularité.

Redorer le blason de votre caste tout en devenant le roi du magnétisme: voilà le challenge proposé par Rain Games. Dans une ambiance prenante, parfois même oppressante, vous incarnez le dernier descendant des Teslamancers: une guilde bannie par un autocrate après avoir refusé de participer au coup d’Etat qui l’a mis en place. Pour le moment il n’y a pas plus d’informations sur le scénario, néanmoins on se doute qu’au cours de notre quête il va falloir botter l’arrière-train dudit despote. Une histoire pour le moins classique donc, à découvrir au fil de l’aventure sans aucun dialogue.

Teslagrad propose un gameplay efficace à la « métroidvania »: un peu à la façon d’une Samus, notre héros (qui n’a pas de nom) récupère les pouvoirs ancestraux des Teslamancers au fur et à mesure de son avancée dans la tour Tesla. Rapidement, vous récupérez le premier: le gant électromagnétique. Cet item vous permet de polariser certaines pièces, en rouge ou en bleu. La règle est simple: deux rouges s’opposent tandis qu’un bleu et un rouge s’attirent…Rien de bien compliqué donc. Mais la démo montre que dès les premières minutes de jeu, les énigmes s’articulent parfaitement avec ce principe. Entièrement assumé par Rain Games, ce système permet une progression douce mais certaine au cœur d’Elektropia.

Magnétisme mon amour

Dès le premier couloir, des robots aux propriétés magnétiques apparaissent, il en existe deux types: ceux qui vous polarisent en bleu et ceux qui le font en rouge. Par le biais de champ de forces ils permettent de faire des sauts impressionnants…ou de vous tuer! Si vous avez le malheur de toucher un robot bleu dans un champs de force qui se termine par un bel arc électrique, vous allez être irrémédiablement attiré dedans! Le one shot est donc presque assuré…

Là ou le système est bien pensé c’est qu’il existe un autre type de monstre: les larves rouges. Ici c’est l’inverse, vous les magnétisez. Cela permet essentiellement de dégager le chemin en faisant tomber une plate-forme. Le fait que le magnétisme fonctionne dans les deux sens est une très bonne idée qui relance l’intérêt du jeu en démultipliant les possibilités de gameplay.

Des graphismes léchés

Dès le premier écran du jeu, Rain Games donne le ton : les animations sont fluides et bien pensées. On sent que les développeurs se sont penchés très sérieusement sur l’aspect visuel de leur titre. Certains passages ont un petit côté « on vous en met pleins les mirettes » : parfois vous devez simplement polariser une plate-forme sous vos pieds et planer sur des aimants pendant tout un écran. Du coup ces phases sont pauvres en gameplay, concrètement on ne fait rien, mais ce n’est pas si gênant que ça dans la mesure où ils sont assez rares et toujours bien réussis.

Cerise sur le gâteau : Rain Games arrive à glisser de l’humour (et des clins d’œil) dans un jeu ou l’ambiance est oppressante. Bien sûr pas de quoi provoquer de grands éclats de rires mais, plutôt faire sourire. Par exemple dans le premier écran du jeu, il pleut…Un peu plus loin, une salle rend un hommage discret au temple du temps d’Ocarina of Time… Pour peu que l’on soit observateur, on trouve une multitude de références à de grands titres qui ont marqué l’histoire vidéoludique.

Savonnette et bugs de collisions

La démo de Teslagrad est très aboutie néanmoins, il reste quelques bugs par-ci par-là. Notre héros se retrouve bloqué sur une paroi sans pouvoir s’y hisser, on est attiré par un bloc non magnétisé…Certes il n’y a rien de bien grave et ces défauts seront à coup sûr réglé lors de la release de fin d’année mais, cela reste frustrant.
De plus, le petit premier de la classe a la sale manie d’avoir des semelles en savon : il faut donc anticiper les quelques pixels qu’il met pour s’arrêter…

Verdict

Teslagrad fait partie de ces jeux intelligents dont il faut au moins avoir entendu parler. Bien évidemment, il ne révolutionnera pas l’industrie vidéoludique mais, il apporte quelques bonnes idées. Au vu de cette démo, on a de quoi espérer un titre léché et bien pensé pour la fin de l’année. De quoi vous mettre le ravioli en ébullition à Noël !