La série Zelda est une des plus vieilles séries de Nintendo. Prévu pour le 22 novembre 2013, The legend of zelda : A link between worlds fait suite a A Link to the past, sorti sur Super NES en 1992, il y a 21 ans de cela.

L’aventure vous place une fois de plus dans les bottes de Link, le jeu semble commencer quelques jours après la fin de A link to the past. Cependant lors de cette démonstration, il n’était pas question de scénario, mais uniquement de gameplay. Deux possibilités étaient offertes : une plaine classique, ou un donjon. Une fois lancé, force est de constater que le jeu est tout simplement très beau. La caméra en vue de dessus permet de limiter la distance d’affichage et donc de diminuer la demande en puissance, ce qui permet d’augmenter la qualité de la modélisation. La 3D est propre, les ombres sont plutôt bien rendues. Ce qui marque le plus, c’est l’énorme gain en fluidité par rapport à Phantom Hourglass et Spirit Tracks sur DS. Les contrôles sont bien plus réactifs, et Link semble bien plus vivant que dans les épisodes précédents. Les ennemis bénéficient eux aussi de la nouvelle console.
Enfin les effets de lumière profitent beaucoup de la 3DS. Que ce soit via les effets de coups d’épée, ou l’onde de choc sur le sol d’un coup de marteau géant, le bon technique est évident et rend le jeu bien plus savoureux

 

Un gameplay classique.

Le gros problème de cette suite directe est qu’elle arrive très longtemps après le premier opus. Un dilemme s’est présenté à Nintendo : respecter le jeu initial et produire une suite classique, ou innover et risquer de s’attirer les foudres des fans. Finalement la firme de Kyoto a choisi de faire les deux. De loin il semble très classique : on récupère l’éternelle vue de dessus, le jeu est toujours construit en une seule gigantesque map parsemée de donjon sur lesquels règnent des boss. Les objets classiques de la saga sont toujours là : L’épée, le grappin, le boomerang etc… Une démo qui se voulait donc très rassurante. Mais on remarque néanmoins que le gameplay se veut plus vertical que par le passé : avec plus de changements d’étages et de chutes. On sait également que la société japonaise a prévu des innovations de gameplay, comme la possibilité de faire passer Link en 2D, de le plaquer contre un mur et d’ainsi lui faire perdre tout relief.

 

Beaucoup de bruit pour pas grand chose ?

Au final cette démo n’est pas très concluante. La démonstration était très agréable, mais Nintendo nous a montré peu de choses : on n’en sait toujours pas plus sur le scénario, ce qui intéresse beaucoup les fans du premier opus. De même, les principales innovations de gameplay n’étaient pas présentées. Le but est sans doute de garder un effet de surprise a la sortie, mais cela rend l’appréciation difficile avant d’avoir eu le jeu final entre les mains.

Zelda : A Link between worlds est agréable de par ses graphismes et ses mécaniques anciennes et éprouvées. Cependant le jeu possède encore de nombreuses zones d’ombre non éclaircies par cette démonstration. On se rassure en se disant que si certains épisodes ont été meilleurs que d’autres, la série des Zelda n’a jusqu’à aujourd’hui jamais failli….ou presque.