gTrackmania est une série de jeux de courses, dont la principale attraction est son éditeur de circuit. L’extension Stadium est la dixième depuis 2003. Malheureusement, en open bêta, l’éditeur de carte n’est pas encore disponible. Ce test en fera donc fi.

Une fois n’est pas coutume, parlons de l’interface ManiaPlanet permettant d’accéder au catalogue de jeux Nadeo. Car malgré tout, pour un MMO, cela revêt une certaine importance. Outre sa lourdeur et le fait qu’elle soit anti-intuitive au possible, on y trouve quelques bonnes idées. Par exemple, sur la page de sélection du serveur, le classement se fait par région, par mode de jeu disponible, mais surtout par les « Ladders Points » (LP). Ces points sont attribués au joueur en fonction de son expérience: plus on joue, plus on a de LP. Et certains serveurs ne sont accessibles qu’à partir d’un certain nombre de LP. Concrètement, lorsque l’on se connecte pour la première fois à Stadium, cela évite de se retrouver nez à nez avec des no-life qui « rushent » le jeu quotidiennement. Et si le niveau des autres joueurs sur le serveur est beaucoup plus élevé que le vôtre, une petite icône apparaît pour vous le signaler.

Quid des graphismes

Visuellement, Stadium est très correct. Les maps sont immenses, et la taille des circuits varie aisément du simple au triple. Les textures des véhicules sont impeccables, ce qui est beaucoup moins vrai pour le décor…Néanmoins, on remarque une nette amélioration entre Platform – l’avant dernier environnement – et Stadium.

On apprécie également la possibilité de pouvoir repeindre sa voiture aux couleurs de son pays, et la liste est immense !

Les modes de jeu

Comme ses prédécesseurs, Stadium a deux modes de jeu : solo et multi.

En solo, le joueur doit arriver à la fin de circuits de plus en plus complexes en tombant le moins possible. Peu importe qu’ils soient finis en une minute ou en dix heures, l’essentiel est de ne jamais appuyer sur la touche « retour arrière ». Dans le jeu, elle permet de recommencer au dernier check point, et que l’on veuille ou non, c’est la touche la plus utile!

Certains passages de niveaux complexes se font en « try and die » : il n’est pas rare de rester bloquer un bon quart d’heure sur un saut, de faire des dizaines de tentatives, pour enfin, par miracle y parvenir ! Et encore, il faut avant tout trouver un chemin qui permette d’arriver à la fin du circuit !

Le mode multi, lui, comporte 3 types de courses : Tours, Boucle et Contre la montre.

« Tours » est une course tout ce qu’il y a de plus classique : 12 manches sur un circuit, le plus rapide l’emporte.

« Boucle » est un peu plus spécifique : dans le temps imparti, il faut parcourir la plus longue distance. Celui qui passe le plus de check point gagne.

Ces deux types de courses sont les moins intéressantes du fait que les serveurs dédiés sont quasiment vides : la vedette étant le « Contre la montre ».

 

 

Time Attack me if you dare, I will crush you !

Appelé parfois, « rage quit mode », « Alt F4 mode » ou encore « Latiku mode », le contre la montre est en réalité un trial. L’objectif est très simple : passer tous les check point en 30 minutes. Et c’est là que les vrais problèmes commencent.

Tout d’abord, le temps : 30 minutes. Selon votre niveau, et la difficulté de la map, cela peut être très court….ou très long ! Atteindre le dernier check point avant la fin du temps vous condamne à refaire le circuit en boucle, tandis que rester bloquer sur un passage délicat vous remplit d’amertume et d’ennui. Allez prendre un café, installez-vous confortablement et….attendez la fin du chrono !

Parfois vous aurez la chance de rencontrer des gens qui sont dans la même situation que vous, et le tchat se rempliera alors progressivement avec une conversation tournant généralement autour des défauts du jeu. Mais la plupart du temps, vous serez seul, devant votre écran, à regarder défiler les appels aux dons de ManiaPlanet…

Autre gros problème qui va vous faire hurler et vous engueuler avec vos voisins de palier : la maniabilité !

Les véhicules accélèrent comme des bolides, mais freinent comme des vieux tacots…alors même que le jeu demande finalement un doigté certain pour la quasi-totalité des passages…

Pour tourner, c’est la croix et la bannière ! Dès que vous effleurez une touche, le véhicule part dans le décor, et le « petit plus » vicieux de la chose, c’est que plus on va vite, et pire c’est ! Concrètement, dans les rares moments ou vous dépassez le 20 km/h, par exemple pour un gros saut, vous avez plutôt intérêt à vous aligner avant d’accélérer ! Sinon, 9 fois sur 10, le mur est là pour vous accueillir…

Alors oui, en voyant ça, toute personne logique sortirait sa manette, la brancherait sur le PC, et jouerait au joystick. Mais non ! La cerise sur le gâteau, c’est qu’on est condamné à jouer au clavier ! Et c’est le troisième gros problème du jeu. On se demande comment les développeurs n’ont pas pensé à intégrer une fonction pour manette !

Verdict

Les décors sont corrects, les voitures sont belles, les temps de chargements pas trop longs, et les bugs sont assez rares. Mais le reste laisse souvent cruellement à désirer ! Stadium est le dixième environnement du jeu, cela fait donc dix ans, depuis 2003, que la série existe. Et on a toujours le droit à une maniabilité digne des plus mauvais jeux de course ! Sans parler de l’impossibilité de brancher une manette !

Un seul espoir subsiste encore : Stadium est actuellement en phase bêta…il n’est donc peut être pas trop tard pour remédier à ces problèmes ! Encore faut-il croire au Père Noël…