Deux jeux en un, ma p’tite Dame !
*Le jeu en lui-même peut se définir comme un mix de beat’em all/plateformes, avec une nette prédominance pour ce dernier style. La partie plateformes se traverse aussi bien en scrolling 2D qu’en 3D, avec impossibilité de bouger manuellement la caméra. Un seul bouton utile à ce niveau : le saut, que l’on peut doubler éventuellement. La chute dans le vide n’est pas pénalisante pour la progression, mais vous y perdrez un peu d’énergie. Et croyez-moi, tomber dans le néant sera chose courante dans El Shaddaï tant les sauts sont mal calibrés et les angles de vue pas toujours optimums.
La partie beat’em all, elle, est d’une simplicité rafraichissante par ces temps de course aux combos dévastateurs. C’est bien simple, seuls deux boutons, en plus du saut, vous seront nécessaire : une attaque que l’on peut charger, et une garde. La combinaison de ces deux touches permet quelques variantes, mais c’est surtout le timing qui est prédominant pour sortir tel ou tel enchaînement. Plus simple, tu meurs. Les développeurs ont toutefois voulu éviter la monotonie en incluant un système de trois armes à « voler » aux ennemis et à purifier pour en augmenter la puissance. Chaque arme se joue totalement différemment et offre un pouvoir spécial à son utilisateur, tout en étant la némésis d’une autre à la façon d’un pierre-feuille-ciseau. Ainsi, l’ARCH vous rend plus rapide et vous permet de planer en sautant, le GALE vous offre des attaques à distance et une accélération fulgurante, tandis que le VEIL sert à la fois au corps à corps et à la défense. Au demeurant sympathique, ce système n’est au final pas assez marqué et vous pourrez boucler le jeu en utilisant toujours la même attaque sans ressentir de réelles difficultés. Dommage.