Gestion de la difficulté :
Il ne s’agit d’ailleurs pas de la seule manière d’aborder l’aventure à sa façon, chaque début de chapitre permettant de miser des coeurs. Plus on en met en jeu, plus la difficulté sera élevée, mais la récompense n’en sera que plus grande. En cas de défaite, le niveau sera diminué automatiquement avant de vous renvoyer au dernier checkpoint atteint. Un système malin, qui fonctionne très bien et qui surtout n’exclut et ne déçoit personne, tant ceux voulant s’amuser simplement, que les hardcore gamers, en passant par les joueurs voulant aller au bout de l’aventure sans être pour autant des mutants vidéoludiques.

Ennemis en vue :
Il faudra s’accrocher pour venir à bout du bestiaire varié, haut en couleurs et néanmoins féroce. Certains ennemis resteront dans les esprits par leur aspect, tel Gropif possédant lunettes, gros nez et moustache, rappelant l’emblématique produit de farces et attrapes. Par leur pouvoir, avec le mythique Sorcier Aubergine cherchant à nous transformer en… aubergine. Ou bien encore par le combo de ces deux particularités, comme avec ces satanées Coffrettes, des coffres n’ayant rien de spécial à première vue, qui dès que vous tenterez de les ouvrir se verront pousser des jambes vous mitraillant de coups de pied n’ayant rien à envier à Chun-Li. Et il ne s’agit là que du menu fretin, cette succession d’adversaires au cours d’un chapitre se concluant par un affrontement contre un boss où la mythologie est souvent de mise. Vous pourrez en général les vaincre en vous battant d’une manière ou d’une autre, mais comme à l’ancienne ces ennemis auront leur faille qu’il faudra exploiter, certains possédant même des patterns assez vite assimilables.

Ambiance :
Le clin d’oeil à la combattante de Street Fighter par les Coffrettes est d’ailleurs loin d’être le seul en rapport avec le jeu vidéo. On a déjà parlé des tétrominos, mais cela est encore plus criant durant l’aventure en elle-même, entre les musiques 8 bits et les flashbacks pixelisés, les personnages casseront régulièrement les codes lors de leurs dialogues. Qu’il s’agisse de Pit déclarant qu’il a l’impression de se retrouver dans un jeu vidéo ou bien encore de références citées par nos protagonistes. Celles-ci restent typées Nintendo : Donkey Kong, Game & Watch ou encore Metroïd, mais sont placées de fort belle manière et l’on a tendance à se retrouver écroulé de rire lors de leurs utilisations.

Mais les dialogues vont encore plus loin, rarement un jeu vidéo aura été aussi drôle, avec des échanges aussi soignés. Allant des allusions entre Palutena et Pit, au flirt entre lui et une ennemie, avec par-ci par-là des imitations de grands méchants par notre héros. Toute sorte d’humour est utilisée : insinuation, ironie, sarcasme, running gag et même de simples piques sur, par exemple, le fait que notre ange se sache point voler.
Le scénario n’est pas en reste, il ne s’agira pas d’une succession de vannes, une histoire forte et riche en rebondissements nous est proposée. De multiples twists concernant nos ennemis, nos amis et même tout simplement le personnage que l’on incarne, survenant à tout moment. On évitera de vous gâcher certaines surprises par cette critique, mais sachez que certains de ces revirements sont jouissifs et l’un d’eux est même très poétique. Ceux-ci changent d’ailleurs parfois la forme classique : shoot, beat’em all, boss.
Des personnages bien connus de la licence surviendront de temps à autres, tandis que de nouveaux assez charismatiques feront leur apparition, pour notre bien ou non, tel Dark Pit, l’alter ego sombre de Pit, ce dernier le renommant d’ailleurs Tip, ce qui agace particulièrement le nouveau venu.
En revanche, petit bémol sur l’absence d’un doublage français, tout le monde ne parlant pas anglais, il faudra pour les non-anglophones suivre les sous-titres et là, bon courage ! L’action étant telle que lire tout en jouant relève du strabisme vertical divergeant.

En effet, aussi bien dans les phases de shoot, que de beat’em all, il ne faudra pas baisser le regard, le rythme est soutenu, quelque soit le niveau d’intensité choisi. Cela n’en devient pas pour autant lassant, ce qui est en grande partie dû aux somptueux graphismes alliés à une bande-son de grande qualité. Les environnements sont variés et certains passages plus folkloriques, tendus ou poétiques, seront dignement accompagnés musicalement parlant, avec des sonorités idéalement conçues. La possibilité d’écouter les morceaux dans le menu du jeu, nous fait d’ailleurs grandement plaisir.

Cadeau bonux :
Un menu riche en activités annexes, avec la Chasse Aux Trésors : des puzzles se dévoilant au fur et à mesure des trésors débloqués pouvant être en rapport avec un nombre de bonus obtenus, une façon de vaincre un ennemi et bien d’autres variantes encore.
Sur un principe assez identique le Tableau Divin, qui lui évolue au fil des Dons récupérés.
Et on retrouvera également le Lancer D’Icarons, consistant à envoyer des oeufs remportés durant l’aventure ou achetés avec des Pièces De Jeu (à vos podomètres), à l’aide de l’écran tactile. Ceux-ci dévoileront aléatoirement des figurines en 3D, mais selon la couleur ou le nombre d’oeufs envoyés simultanément, un pourcentage sera donné sur les chances d’obtenir un Icaron encore inédit.
Les figurines pourront aussi être débloquées à partir des Cartes RA Kid Icarus Uprising, soit un total de plus de 400 cartes sorties en partenariat avec Panini, notre côté collectionneur dans la vie réelle est donc également mis à l’épreuve.