Si, ce soir

j’ai pas envie d’ jouer tout seul,
Si, ce soir, j’ai pas envie d’ rentrer chez moi,
Si, ce soir, j’ai pas envie d’ jouer à la PlayStation,
Si, ce soir, j’ai envie d’ me casser le pad,
Casser le pad, Casser le pad,
Casser le pad, Casser le pad.

J’ peux plus croire tout c’ qui est marqué sur les notices.
J’ peux plus voir l’extra life des autres même sans tips.
J’ suis pas là pour les Kévin de Call Of Duty.
M’en veux pas, si ce soir j’ai envie

D’ me casser le pad, Casser le pad,
Casser le pad, Casser le pad.
Les Kévin qui s’en vont
Et les gamers qui restent.
Se faire prendre pour un noob
Par des kékés qu’on déteste,
Les perfects manqués
Et c’est le times up

Entre des sticks usés
Et un petit one up

Et ces hadokens qui aveuglent,
Ma cathodique chaque jour,
Et les trolls qui spamment
Le chat tous les jours
Et les journaux qui traînent,
Comme je traîne mon vomi,
Leur peur et leur haine,
De ce média qui leur nuit,
Casser le pad, Casser le pad,
Casser le pad, Casser le pad.

Et les filles de la nuit
Qui nous calculent pas le jour
Et qu’on couche dans second life
En appelant ça d’ l’amour
Et nos visages boutonneux
Qu’on oublie d’vant not’écran

En s’ disant « J’ suis dégueu
Mais j’ suis pas répugnant ! »
Doucement la détresse qui coule
Sous l’ regard ignorant

D’un journal qui s’écroule
Et qui fait du sensas’ pour parents

g

Et les goombas qui viennent
Comme des champis dans la gorge,
Envie d’ crier sa haine
Comme un pixel qu’on égorge,
Casser le pad, Casser le pad,
Casser le pad, Casser le pad.

Si, ce soir, j’ai pas envie d’ jouer tout seul,
Si, ce soir, j’ai pas envie d’ rentrer chez moi,

Si, ce soir, j’ai pas envie d’ jouer à la PlayStation,
Si, ce soir, j’ai envie d’ me casser le pad,
Casser le pad, Casser le pad,
Casser le pad, Casser le pad.