Une refonte graphique totale !

A peine la console allumée, on est agréablement surpris par l’amélioration graphique de ces deux nouveaux opus. Sans être transcendante, cette nouvelle génération offre des visuels très nettement revus à la hausse. Pendant les phases d’exploration, les décors sont plus soignés et la caméra se permet même de jouer avec les plans lors de la traversée des ponts ou lors de l’exploration de certains endroits. Durant les combats, les sprites sont aussi rehaussés et nos compagnons sont enfin animés de façon fluide. Cet ajout qui pourrait sembler anecdotique rend pourtant le jeu bien plus immersif. Les musiques aussi ont bénéficié d’un sérieux lifting. On a d’ailleurs l’occasion, lors de l’exploration des villes, de rencontrer des musiciens qui rendront les musiques plus agréable à l’écoute. On note aussi un effort pendant les combats, puisque, quand les PV de votre pokémon sont bas, la musique change, pour masquer la célèbre sirène stridente.

Des ajouts de gameplay bien sentis pour un jeu qui sait sortir du lot

Côté gameplay, on retrouve évidemment les principes fondateurs qui ont fait le succès de la série. Combat au tour par tour avec 4 attaques par pokémon. 6 pokémons maximum par équipe. Arènes sous forme de mini-donjons. Conseil des 4… Parmi les nouveautés, au-delà des 155 nouveaux pokémons (manquant hélas terriblement de charisme), le combat à 3 contre 3. 2 formes de combats : le combat en triangle qui consiste à switcher ses pokémons pour déterminer qui attaque, qui reste en retrait… et le combat trio, un classique 3 contre 3 où la portée de l’attaque de vos pokémons dépend de l’endroit où ils sont placés. Ces deux nouveaux modes de combat sont beaucoup plus subtils et tactiques qu’il n’y paraît et demandent un peu de pratique avant de se lancer en ligne. Un mode en ligne d’ailleurs beaucoup plus complet avec le G-Gear, un logiciel qui permet de surfer sur le net, dialoguer avec vos amis, échanger et combattre sans être dépendant d’un réseau local. On notera aussi l’arrivée du pokéfret : un système qui permet d’importer, de façon très laborieuse et irritante, les pokémons des précédentes versions Nintendo DS. Carte rouge donc pour ce dernier ajout.

En conclusion, ces deux nouveaux opus sont d’excellents épisodes ! Loin de la révolution annoncée, certes, mais on appréciera les efforts fournis pour rendre le jeu plus attrayant pour le public adulte. Un public qui replongera avec plaisir dans ses souvenirs d’enfance. On regrettera, en revanche l’impossibilité de se resservir du pokéwalker inclus dans les versions HeartGold/Soulsilver sorties un an plus tôt. Un oubli anecdotique qui aurait pu rendre les nouveaux pokémons plus attachants.