• Editeur : Nintendo
  • Développeur : Game Freaks
  • Type :Action / Aventure
  • Sortie France : 12 octobre 2013
  • PEGI : 7 ans et +

La série Pokémon ne se présente plus. A l’origine un jeu de Gameboy, elle s’est développée pour devenir une licence phare avec de très nombreuses déclinaisons. Pokémon X et Y illustrent parfaitement tout le problème et l’intérêt de la série : comment évoluer sans corrompre la recette qui a fait le succès planétaire de la saga. Et la réponse apportée est convaincante !

Une fois de plus vous incarnez un jeune qui part à l’aventure, avec un pokemon gracieusement offert par le professeur pokemon Local. Mais très vite les choses vont se compliquer, entre la rencontre de la Team Flare, la conquête des badges et la poursuite du pokedex complet.

Les jeux avaient jusqu’ici toujours été accompagné d’un vague scénario. Une pseudo-quête de force type shonen, avec parfois des compagnons, le tout n’étant en fait qu’un prétexte à capturer un maximum de bestioles et à faire des combats avec. C’est finalement avec pokémon version noir et blanc que l’on a commencé à voir un vrai scénario, et il est ici encore plus présent. Inutile de s’attendre à des retournements à la Final Fantasy, néanmoins l’histoire se suit tranquillement et la nouveauté est suffisamment agréable pour être signalée.

Comme un parfum de pokéfromage…

La nouvelle région offerte au joueur s’appelle Kalos. Dès votre arrivée au bourg-croquis, vous sentez que le style est différent des épisodes précédents. Vous rencontrerez très vite le prof Platane, aussi intellectuel qu’ élégant. On remarque que la plupart des villages ont des constructions en pierre, une place centrale avec une fontaine, il y a de nombreux châteaux et cours d’eau. On arrive très vite à la ville principale du jeu : Illumis. La « ville lumière » qui dispose d’une tour en fer en son centre, pris d’un doute on ouvre alors la carte du monde et le doute n’est plus permis, on est en France. Ça veut dire : cafés partout, possibilité de donner des pourboires a à peu près n’importe qui pour à peu près n’importe quoi, des poké-caniche, des boutiques de mode dans toutes les villes, des dress-code pour rentrer dans les magasins etc. Ca va assez loin puisque La traditionnelle Team à affronter s’appelle « Team Flare », et son but ultime, infâme et démoniaque est de… rendre le monde plus beau ? Vraiment ? Pour un français, les très nombreux stéréotypes font sourire, voire rire. Les gens qui vous déclament de la poésie n’importe où : Château, centre Pokémon, rue, tout y passe. En France on est tellement in qu’on a même rendu les hautes herbes has-been. Vous rencontrerez la plupart des petits monstres dans des champs de fleurs, il y en a des roses, des jaunes, des bleues c’est tellement beau que même les poké-racailles se baladent dans les champs au lieu d’embêter les honnêtes citadins. C’est vraiment le plus beau pays du monde !

Entre petites et méga évolutions.

  • Comme à chaque génération, les nouveautés s’accumulent. Certaines à l’avenir flou, et d’autres qui paraissent plus définitives.
  • Du coté des petites innovations on trouve les rollers. Ces derniers sont plus maniables, mais également moins rapides que le vélo. Le jardin à baie unique, ou l’échange au hasard dans le monde.
  • Les vraies innovations sont le type fée, et les méga-évolutions. Le type fée est un type de Pokémon : il est notamment résistant aux ténèbres et faible face au poison. Mais il est surtout très efficace sur les types dragon, et immunisé contre les attaques de ce type ! Ce qui les retire enfin de leur position ultra-dominante. De nouveaux petits monstres apparaissent donc et d’autres ont gagné le type de manière rétroactive comme Rondoudou ou Mélofée.
  • Les méga-évolutions quant à elles constituent des évolutions temporaires de pokémons. Ils peuvent à cette occasion changer de type. Par exemple Pharamp est de type electrik, méga-Pharamp est de type éléctrik et dragon. Ces méga-évolutions constituent la majeure différence entre les deux versions. Par exemple méga-Dracaufeu Y reste de type feu et vol, alors que méga-Dracaufeu X devient noir et est de type feu et dragon.
  • La seule autre différence entre les versions X et Y constituent les légendaires, Xerneas de type feu pour X ou Yveltal de types vol et ténèbres pour Y. Il existe aussi quelques pokémons exclusifs à chaque version. Mais le système d’échange à distance étant très au point, ce n’est pas dérangeant.

Un bond technologique

Depuis sa première version en 96, les pokémons avaient toujours été modélisés en 2D. Si la recette était convaincante sur Gameboy, elle peinait beaucoup plus à convaincre sur DS. Le passage à la 3DS a été l’occasion de faire basculer l’intégralité du jeu dans la 3D, et c’est bon ! Les modèles de pokémons sont très détaillés, on ne discerne aucun polygone même sur 3DS, c’est impressionnant. De mêmes un immense travail a été fait sur les animations, dont la qualité a parfois de quoi bluffer. Fini les désactivations des animations de combat aussi longues que répétitives. On observe parfois de légers lags dans les combats multi, mais ça reste très anecdotique.
Ce passage à la 3D intégrale a également été l’occasion d’autoriser le joueur à effectuer des déplacements en diagonale (Enfin!). Si c’est la plupart du temps très réussi, certains angles de caméras sont très mauvais, dans la capitale notamment. Les zooms et dézooms intempestifs sont embêtants, mais restent rare.

Enfin côté musique, fini les oreilles qui saignent ! Les musiques ont été réenregistrées dans une qualité bien supérieure, et ré-arrangées pour tirer parfaitement profit des capacités de la 3DS. C’est un vrai bonheur d’entendre les thèmes de son enfance avec cette qualité.

Verdict

Pokemon X et Y sont des excellents jeux. Toutes les mécaniques principales restent là, mais elles ont subi un bon toilettage et les nouveautés loin d’être anecdotiques sont très excitantes. Le début de scénario est agréable et laisse augurer le meilleur pour l’avenir. Que vous soyez fan, nostalgiques ou nouveaux venus, X et Y constituent une référence.