Editeur : Sega
Développeur : AM#3
Type : Course
Sortie France : 26 janvier 1996
Sortie USA : 1er juin 1997
Sortie Japon : 1995
PEGI : Déconseillé aux – de 3 ans
Autre support : PC

Sorti en arcade en 1994, Sega Rally Championship a impressionné tous les gamers en salle, si bien que le jeu ne pouvait que connaître un portage console. Pas si simple pour un jeu aussi gourmand qui risque de perdre beaucoup en passant sur une machine de salon.

Sega Rally Championship vroom :
s0Sega Rally Championship nous happe d’emblée par le nom du jeu prononcé avec un accent qui ferait pâlir d’envie tous les armoricains, dans un style rappelant un peu les intonations d’un Time Crisis. Cela pourrait paraître insignifiant lorsque l’on en parle à quelqu’un sans qu’il l’ait entendu de ses propres oreilles, mais après écoute, plus personne ne pourra lire Sega Rally Championship sans imiter l’annonceur de l’écran titre. Il s’agit d’un fait marquant, de ceux qui restent en nous plus de quinze ans après !

Contenu léger :

s9Suite au passage du speaker, comme Jean-Claude Van Damme on fout le contact et on se lance directement dans le mode Arcade, avec la possibilité d’entrer en compétition dans un championnat ou de s’y entrainer, rien de plus normal. C’est au moment du choix de sa voiture que l’on s’aperçoit que ce n’est pas folichon, entre la Toyota Celica de Carlos Sainz (enfin on peut penser Didier Auriol aussi) et la Lancia Delta de Juha Kankkunen, toutes deux disponibles en boîte automatique ou manuelle, on aura vite fait le tour. Au niveau des circuits c’est la même rengaine, on nous propose le Désert, la Forêt et la Montagne. Deux voitures et trois courses, wouhou le top !

Game system :
s4Mais ne jugeons pas trop vite, on a déjà vu des jeux avec pléthore de voitures, de personnages, de licences officielles… et dont le gameplay ne suivait absolument pas. Il suffira d’une première prise en main de Sega Rally pour se rendre compte qu’eux, ils ont choisi l’option qualité, plutôt que celle du glamour. La jouabilité arcade permet une accessibilité d’entrée de jeu, mais on ne se trouve pas non plus en présence d’un Out Run, autre fameux jeu de caisses de Sega, où percuter les murs vous fera certes perdre du temps, mais où vous serez remis dans le droit chemin aussi sec. Mais on n’est bien entendu pas non plus en face d’un jeu de rally axé simulation avec réglages indispensables, passages de vitesse primordiaux et freinages au millimètre près. Gérer tout cela aidera clairement à la performance, mais rouler constamment en cinquième vitesse et se cogner ne vous sera pas obligatoirement fatal. Certains passages plus ardus, composés notamment de virages en épingle à cheveux, nécessiteront tout de même une certaine habilité sans quoi l’effet flipper sera assuré. Les dérapages auront également leur importance, leur maitrise devenant parfois quasi indispensable, tout en apportant une dose de spectacle bienvenue.s6 Pour toujours plus de spectacle, privilégier la vue à la première personne, où les sensations de vitesse sont accrues. Celle à la troisième personne est préférable pour se diriger et ainsi se prévenir des nombreux pièges de la route.

Ambiance :
Niveau glamour, on peut tout de même parler graphisme et là on se prend une sacrée claque ! On n’a encore jamais vu ça sur une console de salon 32 bits et bien sûr encore moins lors des générations précédentes. Les voitures et les décors sont assez fabuleux, tandis que différents détails, finalement pas si anodins, font leur apparition et influent directement sur votre conduite.

On notera particulièrement dans la course  » Desert  » le passage boueux et son relief, ainsi que l’arrivée devancée par un hélicoptère nous aveuglant avec le sable dégagé par sa présence. On relèvera justement le souci du détail sonore, le sound design étant particulièrement soigné, en témoigne le passage de l’hélico, le tout enrobé d’une couche très  » Arcade  » dans les sonorités. Cela débutant dès le lancement du jeu, se poursuivant dans ses musiques et jusque dans les écrans de sélections, avec ces fameuses validations très flashy dans le bruitage.

Par ailleurs, les 30 images par seconde annoncées ne sont certainement pas des paroles en l’air, il se dégage quelque chose d’assez jouissif de l’animation de ce jeu, du jamais vu sur console jusque-là, à bas le frame rate ne permettant pas une réelle immersion et aurevoir le clipping par la même occasion.

Cadeaux bonux :
Malgré la rareté des véhicules et des courses, il sera possible d’en débloquer de nouveaux ou plus exactement deux nouveaux. Une caisse, la Lancia Stratos de Sandro Munari et un circuit, Lakeside. Le challenge pour remporter cet ultime trajet ne sera pas immédiatement à la portée de tous, puisqu’il faudra tout simplement être en tête du championnat au bout des trois courses. Plusieurs essais pourront donc être nécessaires, chaque parcours regorgeant d’endroits où l’on pourra plus facilement doubler ses concurrents, gagner du temps et surtout ne pas en perdre. On découvrira même des passages qui deviendront vite mythiques, comme celui où l’on pourra dépasser un adversaire par un vol plané dans le désert, effet waow assuré !

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