tEncore en bêta, Shootmania Storm est disponible sur Steam depuis la toute fin février, alors qu’il n’était auparavant jouable que sur le client dédié du développeur, Mania Planet. Un motif de satisfaction pour Nadeo, mais est-ce une bonne nouvelle pour les joueurs ?

Simple ? Non, simpliste !

 iL’ambition de Shootmania Storm 

est claire : démocratiser le FPS en simplifiant au maximum le gameplay de leur jeu. De ce point de vue là, on peut considérer que c’est une réussite totale. Un gamin de cinq ans pourrait jouer au jeu avec un temps d’adaptation réduit au minimum. Voyez plutôt : une seule arme, munitions illimités, rechargement automatique, pas de localisation des dégâts, prise en main extrêmement rapide… Le contrat est rempli semble-t-il. Sauf que ça ressemble fort à une fausse bonne idée pour les amateurs de FPS. Le jeu est certes nerveux et dynamique, mais il manque cruellement de fun. Le parti pris de ne proposer que quelques boutons, un pour le tir, un d’action et quatre de déplacements favorise une appréhension simple du jeu lors de la première partie, mais lui nuit par la suite. Impossible de le découvrir petit à petit, de s’améliorer en adaptant son style de jeu à sa personnalité, de se répartir les tâches entre joueurs différents lors des affrontements par équipe. Tout le monde se contente d’avancer tout droit vers le milieu de la carte et de tirer sur l’ennemi en visant à peine. De toute façon, c’est simple, celui qui a vu son adversaire en premier est pratiquement certain de l’abattre. Oh, bien sûr, il faut anticiper un minimum les déplacements de l’opposant, mais il n’y a là rien de franchement compliqué. L’un dans l’autre, si le produit final est identique à la bêta, il y a de grandes chances pour que l’amateur de FPS soit bien peu emballé par son premier contact avec le nouveau bébé de Nadéo.

Tout de même des qualités

Néanmoins, quiconque fera l’effort de découvrir un peu plus le jeu en conviendra, il présente d’indéniables qualités. Les graphismes sont tout à fait corrects, et tourneront à priori sans problème même sur des machines d’entrée de gamme. La durée des parties permet à un joueur pressé ou occasionnel de s’offrir quelques minutes de détente de temps en temps sans passer des heures à s’entraîner auparavant. Surtout, l’aspect boite à outils du titre s’annonce facile à exploiter et très prometteur. L’éditeur de cartes fourni par l’éditeur semble à la fois complet et aisé à utiliser. C’est sans doute là que se situe l’atout principal du jeu. S’il parvient à fédérer autour de lui une communauté de fidèles et de passionnés, de nombreuses maps alternatives devraient voir le jour et augmenter sensiblement la variété des affrontements.

Un FPS pour ceux qui n’aiment pas ça ?

 En attendant, force est de constater qu’il est difficile de conseiller ce produit à l’achat. Actuellement, Shootmania Storm plaira peut-être aux plus jeunes ou à ceux n’aimant pas particulièrement les jeux de tir à la première personne. Mais il décevra très probablement les joueurs expérimentés, qui ne découvriront rien de nouveau et seront déçus par le peu de possibilités. À la rigueur, si le jeu devait passer en free to play pourrait-on lui laisser le bénéfice du doute. Mais pas à 20 euros.