lwwxwLe manga THE BREAKER est un seinen manhwa coréen sorti en 2007 et terminé en 2010, qui a une suite nommée The Breaker: New Waves. Ce manwha comporte 10 tomes et est écrit par JeonKeuk-Jin et dessiné par Park Jin Hwan. 
Complètement axée baston, cette série se livre à nous au travers de ce premier tome déjà bien chargé en testostérone !

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Han Chun Woo, un nouveau professeur d’anglais, dragueur et égoïste invétéré (oui, je sais, c’est tout un métier), arrive au lycée des neufs dragons, fréquenté par le pauvre Lee ShiWoo. Ce dernier, victime de racket et de violence de la part de son camarade, Chang Ho, provoque la pitié de l’instituteur. Non, non, vous n’avez pas affaire à un roman mélo, revenez ! Si je vous dis que le prof en question est un maître en art martiaux et qu’il va bon gré mal gré faire entrer notre jeune élève dans son univers, çà vous parle plus ? Et si en plus on fait entrer deux femmes dans l’histoire, à savoir la provocatrice Lee Shiho, infirmière au lycée, mais également folle amoureuse de Han, ainsi que la timide et gentille SaeHee, amie proche de notre jeune héros, vous commencez à comprendre qu’on ait clairement pas là pour s’apitoyer, mais pour en prendre plein les yeux !
La particularité de ce manga est que c’est un manhwa (équivalent Coréen des mangas au Japon) ce qui veut dire qu’ il se lit de gauche à droite !  .Donc, dans ce « manhwa », les dessins sont beaux mais ne sont pas du genre « Kawaii ». Hélas, bien que les personnages principaux soient aguicheurs, ils ne sont pas « magnifiques », ce qui est pourtant la norme dans ce type de bouquins. Pour ceux qui aiment la baston vous serez servi : ici il y en a plein. Du sang bien sûr, mais pas trop. Il y a également de la manipulation,de l’amour (avec des histoires, mais pas autant que dans les shojôs). Niveau souci du détail, les destructions suites aux combats ne sont pas résorbables en un éclair, mais synonymes de lourdes conséquences, la police étant d’ailleurs présente pour faire ce qu’elle peut.
Pour conclure, je voudrais dire que ce manhwa est vraiment passionnant quand on aime l’univers, je le conseille certes à un public assez averti car il y a des scènes qui peuvent quand même choquer. Beaucoup de combat, des flashback, des techniques bien délimitées mais dont on oublie le nom la page d’après. Le style graphique est très sympathique, bien que les personnages auraient mérité d’être un peu plus travaillés. Hélas, il y a des « hics », comme d’une part  les mots coréen qui sont plutôt ardus à se remémorer pour ceux qui ne pratiquent pas assidûment le. Je pense également que la série, qui ne compte au final que dix tomes en Corée, est un peu courte, quoiqu’intense. Vous l’aurez deviné, même si ce premier volume fait office d’introduction, il arrive néanmoins à donner sacrément envie de voir ce que nous réserve la suite.
Lee Shiwoon, toujours martyrisé par Chang Wo, essaye désespérément de convaincre Han Chun Woo (son professeur) de lui apprendre les arts martiaux. Pour cela il est prêt à tout, quitte à prendre un médicament douteux aux effets secondaires méconnus, et ce au péril de sa propre vie ! Vous l’aurez compris, nous retrouvons donc avec joie notre cher et tendre « pseudo-professeur » d’anglais Han Chun Woo, notre infirmière très sensuelle Lee Shiho, notre jeune remplit de volonté Lee Shiwoo, ainsi que son bourreau, Chang Ho, et enfin notre belle et féminine SaeHee. Aucun gros personnage principal à découvrir dans ce volume, mais quelques protagonistes secondaires par piqués des vers. Idéal pour ne pas s’y perdre et lancer la baston comme il se doit.
Mais avant de nous livrer des scènes d’action qui dépotent, l’auteur entend d’abord approfondir nos héros, et plus particulièrement Han Chun Woo et son infirmière attitrée. Cela nous permet de comprendre un peu mieux qui ils sont vraiment, de creuser leurs véritables rapports mutuels, et de déceler leur vraie identité. Passées ces révélations, le volume s’oriente clairement vers la baston pure et dure…un peu tardivement, hélas. Alors oui, il faut attendre la fin de cet épisode pour un bon gros combat, et ce dernier n’est pas le meilleur de la série, mais il remplit parfaitement son rôle de défouloir shonen.
Bien qu’esthétiquement, ce second tome soit identique au premier, l’ajout de séquences rythmées et la concentration de l’auteur sur les personnages clés donnent enfin un bon coup d’envol à ce manwha qui semble bien parti pour s’améliorer au fil des épisodes. La note est donc clairement là pour souligner l’amélioration du background et montrer tout l’espoir que j’ai pour l’histoire de Lee Shiwoon et d’Han Chun Woo. Il ne reste plus qu’à l’auteur de nous fournir un meilleur ratio histoire/combat et on tiendra enfin une excellente lecture pour tous les adeptes de shonen !
Avec le cliffhanger pour le  seul combat sérieux et digne de son nom à a fin du deuxième tome  , le troisième opus arrivera-t-il à rétablir  copmplétementl’équilibre explications combats  ? 
Après avoir survécu à ce médicament qui pourrait le rendre plus fort, Lee Shiwoon commence à ressentir des effets secondaires qui deviennent de plus en plus néfastes. Et tout cela ne s’arrange pas avec des dangers qui guettent notre héros malgré lui. L’occasion d’introduire de nouveaux personnages qui deviendront récurrents, comme l’adepte du tuning et fou du volant Alex, mais également un individu bien glauque en la personne de Ma Moon Ki, chef d’un groupe de délinquant au regard de caméléon. Véritable masochiste, psychopathe pendant son temps libre, il est également un combattant très puissant qui joue avec deux grosses machettes. Mention spéciale également à certains personnages secondaires du tome 2 qui prennent plus d’ampleur dans le scénario de ce troisième volume. Inversement, deux acolytes principaux des opus précédents n’ont ici qu’un rôle purement anecdotique, au grand dam de leurs fans. Je veux bien sûr parler de la féminine SaeHee et du violent Chang Ho.
L’auteur, afin de ne pas nous perdre, passe habilement de l’histoire de nos héros, à celle des personnages dits secondaires. Les dialogues gagnent en importance et nous en apprennent plus sur l’implication d’Han Chun Woo et de Lee dans le monde de Murim. Petit à petit, on entrevoit la face cachée de notre professeur, qui était auparavant connu dans le Murim comme Koo Moon Ryong (kesako ? A vous de le lire^^). On sent que le scénariste commence à trouver un bon équilibre dans les phases de parlotte et n’enrobe pas son discours derrière une tonne de fioritures inutiles. Cela permet, en outre, de maximiser les séquences d’action. Et attention, quand je dis action, je ne dis pas nécessairement combat, car il y en a peu, mais bel et bien des moments de pur dynamisme qui permettent de lire ce tome d’une traite, sans se prendre la tête. Et que dire de la surprise finale qui vous donnera une irrésistible envie d’acheter le volume suivant.
Clairement, ce troisième opus est à consulter absolument ! Bien sûr, il reste toujours les possibles difficultés de compréhension liées à l’origine même du manwha, mais le plus dérangeant reste sans conteste que le héros principal, Lee Shiwoo, est toujours aussi désespérément faible et se contente d’être bien plus spectateur qu’acteur. Que ça soit le cas dans les deux premiers tomes, soit, mais là ça commence à faire un peu longuet. Ok, on pinaille, on pinaille, et on en oublierait presque de dire que The Breaker se bonifie avec le temps et qu’avec ce troisième épisode équilibré, prenant et rythmé, vous n’avez plus d’excuses de passer à côté de ce manwha survitaminé